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  • J’ai testé pour vous la Scott Sector

    La firme américaine « Scott Fly Rod Company » m’a demandé de vous transmettre la présentation par un rédactionnel en français et en Néerlandais de la nouvelle série Sector mer en cannes à mouches de haute performance, fabriquées à la main.

    Les cannes Sector se reposent sur la série Meridian primée de chez Scott pour vous apporter un nouveau niveau de performance et de fiabilité dans les cannes à mouches pour eau salée.

    Scott a combiné toutes les technologies éprouvées des cannes Meridian avec de nouveaux cônes, de nouveaux composants et leur toute nouvelle technologie Carbon Web.

    Scott Carbon Web augmente la stabilité en torsion et la durabilité en enveloppant les fibres unidirectionnelles dans une toile de fibre de carbone multidirectionnelle ultra légère.

    Ces fibres aident à contrecarrer les forces de torsion, ce qui vous donne un meilleur suivi dans le lancer et des micros-vibrations lors des castings de longues distances afin d’affiner les posés. L’enroulement de cette toile de fibre aide également à réduire la propagation des micros-fissures causées par les contraintes et les chocs qui peuvent facilement se produire dans les couches unidirectionnelles et mener à une défaillance.

    Les cannes Sector sont équipées de composants nouvellement conçus qui défient les environnements durs de l’eau salée.

    Elles sont équipées de nouveaux anneaux Ceracoil composés de titane nickelé et des inserts en zirconium hautement polis, ainsi que des anneaux serpentiformes en titane nickelés Recoil pour une faible friction et une performance sans corrosion. Ces anneaux sont revêtus d’un revêtement PVD à faible réflexion pour une durabilité et une furtivité encore plus grande.

    Le porte-moulinet est fraisé dans de l’aluminium de qualité aéronautique, avec des bagues coulissants auto-indexants, un moletage extra profond pour tourner facilement les bagues de verrouillage avec les mains mouillées, un revêtement dur de type 3 mil-spec en noir mat non réfléchissant et des gravures de poids de la soie pour une identification rapide dans les supports à bateau.

    Les poignées en liège de qualité Flor sont tournées en forme de tulipe modifiées au modèle Scott dans une longueur et un diamètre approprié à l’eau salée, et les nouveaux talons de combat sont dotés d’un caoutchouc épais plus souple pour plus de confort dans les combats difficiles.

    Caractéristiques :

    La Tueuse de tarpon du côté de l’océan. Si vous visez le tarpon en eau peu profonde, dans une eau limpide et claire, avec de longs lancers et de petites mouches, c’est l’outil qu’il vous faut pour livrer votre combat, votre voyage, votre rêve. Avec beaucoup de puissance pour combattre des poissons puissants, mais assez de délicatesse pour poser la soie en douceur.

    C’est aussi le bars, le thon, la bonite ou la carangue car cette canne fait votre choix. Vous planifiez un séjour en Bretagne, en Méditerranée, quelques jours dans les eaux chaudes des Caraïbes, ou un voyage au Mexique ? Assurez-vous d’avoir cette canne à pêche en main.

    Une sensation améliorée, une stabilité incroyable et des performances inégalées.

    X-Core combine les technologies de pointe de l’industrie des composites avec un design de pointe.

    Le diamètre est proportionnel à la rigidité et à la résistance, et la technologie X-Core, ou Expanded Core, fournit des sensations qui transmettent la sensibilité et maintiennent la stabilité mieux que toute autre approche de conception.

    Ils utilisent des mandrins coniques rapides avec des ébauches à faible masse et à parois minces et des renforts ARC exclusifs pour créer des cannes qui sont rigides aux touchés, stables et sensibles.

    Cette conception de cannes va prendre vie dans vos mains. Il s’agit d’une approche supérieure aux conceptions traditionnelles à paroi épaisse et à conicité lente qui procure de la rigidité au détriment de la sensation.

    La technologie ReAct associe notre conception X-Core à un nouveau système complexe de matériaux et de cônes pour créer une percée dans la conception de cannes à action rapide. La distance, le contrôle et la précision sont compromis par les vagues de vibrations dans la canne, même après que le moulage a été effectué. Le simple fait de rendre la canne plus rigide pour arrêter ces vibrations tue ces sensations. ReAct contrecarre les vibrations qui sapent l’énergie en accélérant la récupération de la réaction sans qu’il soit nécessaire de rigidifier la canne avec plus de matériau. Cela permet d’accélérer le touché. Et c’est vraiment une bonne chose.

    Regardez la finition des cannes Sector et venez tester cette canne dans votre magasin local et vous remarquerez quelque chose de différent au sujet des cannes Scott. Comme tout ce qu’ils font, la finition Scott Natural Finish vise à rendre la canne plus légère, plus durable et plus performante.

    La plupart des autres cannes sur un présentoir sont passées à travers une ponceuse à bande, arrachant les fibres de puissance extérieures de l’ébauche et introduisant de la vibration. Des taches plates par inadvertance pendant le processus de ponçage affaibliront le blank, et les épaisseurs sont conçues avec une marge d’erreur pour s’accommoder d’un ponçage excessif. Après le ponçage de la découpe, une peinture brillante est appliquée pour ajouter un attrait de finition.

    Les ébauches de finition naturelle ne sont pas soumises à la déchirure par la bande abrasive et ne sont pas non plus recouvertes de peinture épaisse pour ajouter du look sur la canne. Je croie fermement en la beauté naturelle du graphite. Une ébauche de finition naturelle est fabriquée avec des tolérances rigoureuses. Les systèmes de résine de pointe de Scott imprègnent le blank, laissant un fini durable qui résistera à des années d’abus.

    Flexibilité et récupération affinées. Scott a été le pionnier de l’utilisation des couches de fibres multi-modules dans la conception des blanks. En faisant varier le module de traction de la fibre sur la longueur de la canne, à la fabrication, ils contrôlent avec précision la rigidité et la vitesse de récupération de actions.

    Le résultat est une canne qui charge et relance plus facilement.

    Chaque canne Scott est fabriquée du début à la fin à Montrose, Colorado.

    Ils prennent très au sérieux leur mission qui consiste à fabriquer à la main des cannes de haute performance. Ils utilisent les connaissances acquises au cours de quarante années d’expérience dans la conception avec un engagement à fabriquer à la main chaque canne à mouche pour offrir des performances supérieures et une qualité de référence. C’est dans tous les petits détails que je distingue les cannes exceptionnelles des cannes simplement bonnes.

    Advanced Reinforced Carbon réduit la vibration et augmente la résistance.

    Scott est le leader dans le domaine des renforts d’ébauches en carbone. Leur toute dernière technologie ARC ajoute la résistance du cerceau à nos ébauches sans ajouter de poids, et contrebalance le couple qui peut réduire la précision de lancer et le contrôle de la ligne.

    Les anneaux Ceracoil combinent un squelette en nickel titane à  » mémoire de forme  » avec des inserts en zircone de haute technologie super lisses avec un nouveau guide breveté qui ne se corrodera jamais, reprendra sa forme originale s’il est plié et aura le plus faible coefficient de friction pour un meilleur casting.

    Et pour finir, les anneaux Ceracoil sont recouverts d’un revêtement PVD noir anti-reflet, ce qui leur permet de passer complètement inaperçus. Le procédé de dépôt physique en phase vapeur permet d’obtenir un fini plus lisse et plus résistant que les finis plaqués traditionnels.

    La toute nouvelle technologie Carbon Web de Scott augmente la stabilité en torsion et la durabilité de la canne en enveloppant les fibres unidirectionnelles dans une toile de fibre de carbone multidirectionnelle ultra légère.

    Ces fibres aident à contrecarrer les forces de torsion, ce qui vous donne un meilleur suivi et des renforts positifs pour les lancers de longues distances pour rediriger les castings, tout en réduisant la propagation des micro-fractures dues aux contraintes ou aux chocs qui peuvent facilement se produire dans les couches unidirectionnelles et mener à une défaillance.

    La combinaison de la toile de carbone avec l’ARC de Scott et des couches multi-modules, crée le plus récent progrès révolutionnaire dans la technologie des cannes à mouches. Et si vous voulez simplement une traduction rapide de toute cette technologie, cela signifie simplement plus de performance, une pêche plus facile, et plus de plaisir pour vous.

    Voici en un article mon test pour une grande marque comme Scott. Je suis très heureux de pouvoir enfin vous décrire, même avec des mots techniques, les performances des artisans qui ont eu la patience de m’expliquer et de me faire tester cette canne. D’ici quelques semaines, j’aurai la chance de vous présenter d’autres marques de renommées mondiales. Ce sont elles qui vous font rêver et qui vous apporte chaque jour leur expérience par le biais de mes tests et mes traductions.

  • AQUAPONIE : + – * / ?

    A l’aube de mes 25 ans de métier dans le monde de la pêche à la mouche, je fais un petit bilan de cette aventure professionnelle. Faire des mouches et les vendre = c’est fait. Inventer des produits destinés à la pêche à la mouche = c’est fait. Avoir un magasin d’articles de pêche à la mouche = c’est fait. Gérer un parcours de pêche = c’est fait. Développer le tourisme pêche avec des gîtes = c’est fait. Proposer des initiations pêche à la mouche = c’est fait.

    Reste donc une étape, le développement des truites par la Salmoniculture chez les particuliers, appelé aussi « Aquaponie ». Mais avant de vous présenter cette nouvelle aventure, je me dois de vous informer de quelques constats personnels.

    Dans ce monde où les sociétés changent très rapidement, que de dégâts autour de moi. Plus de protectionnisme, voir nationalisme. Cela se voit aussi dans la pêche, protéger une espèce particulière par exemple. Mais un autre constat est devant moi, le changement climatique, l’appauvrissement de nos cours d’eau, une gestion halieutique mise à mal. Voir des productions basées sur une unité de masse et non une masse par unité.

    Produire plus en diminuant les coûts tout tant en multipliant les bénéfices, là je rajouterai le partage de ces bénéfices. Actions sociales, culturelles, économiques et écologiques.

    L’Aquaponie est basée sur ces 4 opérations.

    Pour définir cette culture, j’ai repris la présentation du site internet aquaponie-pratique.com

    L’aquaponie, c’est quoi?

    Le mot « aquaponie » est une contraction de « aquaculture« (élevage de poissons)  et « hydroponie » (culture de végétaux hors sol).

    L’aquaponie, c’est donc une symbiose entre végétaux, poissons et bactéries, c’est tout un mini écosystème naturel recréé, où les déchets d’un élément deviennent la nourriture d’un autre élément dans le système.

    Cette technologie de culture, ce n’est pas que du jardinage, car ici on peut parler d’autonomie et d’indépendance alimentaire pour des familles, ou des collectivités !

    Installation d’un système aquaponique

    Créer et maintenir l’équilibre d’un système d’aquaponie est un art qui s’apprend avec l’expérience, mais l’installation d’un système aquaponique et sa technique sont relativement simples.

    Imaginons que vous vous désirez commencer un système chez vous, simplement pour nourrir votre famille, ou alors pour devenir maraîcher et pouvoir vendre vos productions un jour proche…

    Il vous faut trouver l’espace idéal pour accueillir votre installation.

    Une cour, une serre, un garage, une véranda, un jardin, un toit…

    Des tas de configurations sont possibles, une fois que vous aurez bien compris comment fonctionne un système aquaponique, vous serez capable d’imaginer comment adapter ces systèmes dans n’importe quels lieux, même avec peu de place!

    La taille nécessaire pour un système aquaponique

    Sa taille dépendra de ce que vous désirez produire, mais si c’est votre première fois, je vous conseille de déjà commencer avec un système simple, qui consiste à utiliser une ou plusieurs cuves IBC de 1000L comme dans les images ci-dessous.

    C’est une bonne base pour commencer, et peu coûteuse pour faire vos premiers essais.

    Cette cuve peut être achetée neuve, ou alors être recyclée de l’industrie, il faut alors faire attention aux produits qu’elles ont contenus et plutôt choisir les cuves provenant de l’industrie alimentaire, si c’est possible.

    Un espace de 2 à 3 m² est suffisant pour un système aquaponique simple (image ci-contre).

    Mais si vous avez la place nécessaire, vous pouvez produire encore plus de légumes, en ajoutant un ou 2 bacs de cultures supplémentaires, avec la même quantité d’eau.

    Un peu d’explications pour vous aider à mieux comprendre…

    Vu que chaque bac de culture joue un rôle de filtre, vital pour les poissons, si vous ajoutez des filtres, vous améliorerez aussi nettement l’équilibre nécessaire entre les poissons, le nombre de bactéries et la quantité de plantes.

    En règle générale, pour ces filtres biologiques productifs que sont les bacs de culture, on peut mettre autant de substrat qu’il y a d’eau.

    Donc, si vous avez 1000L d’eau pour les poissons, vous pouvez utiliser jusqu’à 1000L de substrat!

    Ce n’est pas obligatoire d’utiliser autant de substrat, au minimum un tiers de la quantité d’eau en substrat peut suffire, voire la moitié, ce qui sera plus sécurisé, surtout pour la période hivernale (pendant laquelle les plantes consomment moins de nitrates vu le ralentissement de leur croissance, il est donc idéal d’en avoir plus pour éviter les surcharges!)

    Espace nécessaire pour l’installation d’un système aquaponique

    Cela dépend de nombreux facteurs différents …

    Si vous avez peu d’espaces larges, vous pouvez aussi mettre en place des systèmes verticaux, soit en construisant vous-même des bacs de culture adaptés avec des bâches étanches, soit en achetant des contenants avec des formes et des tailles idéales pour votre lieu.

    Nous sommes en train de tester des systèmes verticaux…

    Il y a beaucoup d’idées possibles, nous en avons testées plusieurs sortes, mais notre préférence se dirige actuellement vers ce genre de tour (image ci-contre).

    Un système vertical permet d’optimiser l’espace au maximum, mais il facilite aussi nettement l’entretien, la récolte, et le nettoyage des cultures!

    Vous pouvez aussi directement commencer votre première installation aquaponique avec ces tours, mais l’investissement de départ est alors un peu plus important, mais elles sont faites pour durer beaucoup plus longtemps qu’une cuve en polyéthylène!

    Ayant débuté avec un système composé de genre de cuves IBC comme présenté plus haut, nous utilisons maintenant les 2 systèmes pour pouvoir utiliser au mieux tout l’espace disponible.

    A vous de déterminer un plan adapté à votre lieu pour votre installation aquaponique.

    Plomberie d’un système aquaponique:

    En résumé, voici ce qu’il vous faut au minimum:

    Une pompe:

    Il n’y a besoin que d’une seule pompe pour le fonctionnement d’un système d’aquaponie.

    Essayez de trouver une pompe économique adaptée à votre volume d’eau à déplacer.

    Vous pouvez vous procurer la pompe que nous utilisons actuellement sur nos différents systèmes aquaponiques de 1 à 3 bacs de culture.

    Tuyaux

    – Un tuyau pour amener l’eau dans le ou les bacs de culture + des coudes, Tés, etc.

    – Un système d’évacuation (siphon):
    Lorsque l’eau arrive au niveau maximum dans le bac de culture, un siphon (fabriqué à l’aide de différents diamètres de tuyaux PVC) permet à l’eau d’être évacuée pour retourner soit dans un réservoir d’eau soit directement dans le bassin des poissons.

    Le substrat du système aquaponique:

    Pour remplir les bacs de culture, il y a plusieurs options possibles:

    §  Le gravier:
    Très contraignant vu son poids. Il faut aussi trouver du gravier non calcaire.
    Du gravier peut être intéressant pour supporter des plantes plus lourdes, comme des petits arbres ou arbustes 5allez voir le papayer de Murray Hallam), un des pionniers de l’aquaponie en Australie!), mais uniquement possible dans les systèmes très matures de 5 ou 6 années.

    §  L’argile ou schiste expansé: 2 matières différentes mais pour plus ou moins le même résultat: des billes rondes, légères, et pleines d’aspérités et de petits trous (excellent pour l’installation des bactéries!).
    Ce matériau est le plus simple à utiliser.

    §  Mousses synthétiques: Il y a certaines mousses synthétiques qui ne laissent aucuns résidus toxiques dans l’eau et qui permettent une excellente installation de bactéries, mais attention à la qualité de la mousse!
    Les tours verticales que nous testons actuellement utilisent une mousse qui permet même aux vers de terre de s’y développer (comme dans les autres substrats).

    §  Pas de substrat:
    Un autre système possible avec l’aquaponie, c’est la technique des tables à marées, utilisée en hydroponie, qui consiste à placer les plantes sur des plateaux flottants sur de grands bassins peu profonds, ou dans des tuyaux avec des ouvertures tous les x cm pour placer les plantes.
    Les plantes peuvent alors développer leurs racines dans l’air et l’eau disponibles dans ce genre de contenants. Le plus gros inconvénient avec ces systèmes aquaponiques à tables à marée, c’est qu’il faut absolument beaucoup plus filtrer l’eau, c’est juste une petite étape supplémentaire pour la mise en place et le bon fonctionnement.

    Installation du cycle de l’azote:

    Cette dernière étape avant d’introduire les poissons est capitale et vous demandera de 8 semaines à quelques mois de patience!

    Dès que vous aurez fini d’installer tout le système aquaponique,  vous pouvez le laisser tourner sans poissons et sans plantes pendant quelques jours.

    Pour favoriser l’apparition des bactéries participant à la nitrification de l’ammoniaque, il faut commencer par introduire un peu d’ammoniaque dans le système aquaponique, petit à petit.

    Une fois que votre eau qui contenait de l’ammoniaque ne contient ni ammoniaque ni nitrites, et cela à chaque fois peu de temps après avoir ajouté un petit peu d’ammoniaque dans cette eau, c’est que votre système est prêt à accueillir les poissons.

    On dit alors que le système est cyclé.

    Vous analysez votre eau afin de vérifier que les paramètres sont corrects. Des kits de tests d’eau fraîche sont disponibles afin de mesurer vos taux.

    Production de nourriture pour le système aquaponique:

    Les poissons:

    Une fois que votre système aquaponique est installé et cyclé (cycle de l’azote installé et opérationnel), il ne vous reste plus qu’à y introduire les poissons!

    Tous les poissons d’eau douce peuvent convenir, à quelques exceptions près.

    Dans les installations aquaponiques en climat tempéré, on peut élever:

    §  des carpes communes ou koïs

    §  des truites

    §  des ombles de fontaines

    §  des perches

    §  des sandres

    §  des écrevisses

    §  des crevettes

    §  …et tout autre poisson d’eau douce qui apprécie les conditions locales.

    Dans les installations aquaponiques en climat plus chaud, il est possible d’élever:

    §  des tilapias (t° au-dessus de 24°C obligatoire)

    §  différentes sortes de perches

    §  des black-bass

    §  des truites (en hiver uniquement)

    §  des barramundis

    §  …et tout autre poisson d’eau douce qui apprécie les conditions locales.

    Si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à me contacter à [email protected], je vous mettrai en relation avec des salmoniculteurs.

  • LES COULEURS DE NOS MOUCHES ARTIFICIELLES, SONT-ELLES IMPORTANTES ?

    Vaste sujet qui anime les clubs de montages mouches ainsi que beaucoup de pêcheurs à la mouche.

    Malgré le fait que certains pêcheurs sont absolument convaincus que tel est bien le cas, il faut d’abord faire quelques constatations extérieures à la couleur de nos mouches.

    ·         En période de reproduction, nos compagnons de pêche sont plutôt agressifs, ce qui augmente la chance de les capturer. Mais ce n’est pas très noble de capturer des ombres en pleine fraye (par exemple), hélas cela existe aussi.

    ·         En pratiquant la pêche à vue en principale, j’ai pu constater qu’il était possible de placer un hameçon de 20 sur

    ·          une pièce de 2€ (la taille d’une bouche). Expliquant par cette précision du lancer de faire passer un hameçon très précisément pour une probante capture. Mais peu de pêcheurs sont capable de réaliser cette prouesse.

    ·         Je me permets également de vous informer, que nos chers poissons peuvent être également saisi par l’impact de la mouche sur la surface de l’eau. Et boum, par instinct, celui-ci se saisira de votre leurre.

    ·         La concurrence alimentaire est également un facteur de captures en général. J’ai pu le constater lors de chasses groupées en mer (les bonites).

    ·         La truite arc-en-ciel est une espèce plus vive (réactive) que la truite Fario. Quant il s’agit de prendre un leurre, elle sera certainement la première à venir s’en intéresser.

    Peu importe la couleur, dans ces cinq cas précis, cela représente un certain pourcentage non négligeable permettant de confirmer que la couleur n’est pas toujours la base de la capture.

    Regardons ensemble le côté scientifique de la chose.

    Les poissons seraient sensibles aux couleurs comme nous les qualifions. Oui, mais…

    Le globe oculaire est composé d’une cornée, d’un cristallin, d’une rétine et d’un nerf optique qui relie l’œil au cerveau. Chez les poissons, comme chez l’homme, les images se forment par réfraction grâce à un cristallin qui projette ensuite les rayons lumineux sur les différentes cellules qui tapissent le fond de l’œil, et dont le nombre varie selon les espèces. Il s’agit principalement de cônes et de bâtonnets. Ce sont les cônes qui permettent de discerner les différentes longueurs d’onde du spectre lumineux, notamment le bleu, le vert et le rouge. Les bâtonnets (principalement) servant quant à eux à analyser l’intensité lumineuse et le mouvement.

    Il semblerait que la majorité des poissons soient tri-chromates, comme nous. Toutefois, certaines espèces comme les grands prédateurs marins (thons, carangues, sérioles) sont dichromates, ce qui expliquerait le succès des leurres bleus et verts utilisés par les spécialistes de la pêche au gros.

    Nos carnassiers d’eau douce en revanche verraient comme vous et moi, un peu moins bien en vérité puisque nous disposons d’un nombre supérieur de cônes.

    Les poissons ont en revanche d’avantage de bâtonnets, ce qui améliore grandement leur vision nocturne ou par faible luminosité. Un peu comme les chats.

    D’autre part, les spécialistes s’accordent tous à dire que les poissons sont myopes. Cela est dû à la forme sphérique de leur cristallin et à leur faible capacité de « mise au point », leur œil fonctionnant comme l’objectif d’un appareil photo, en faisant varier la distance focale, et non en déformant le cristallin comme chez nous. En gros, ils verraient très bien de près, mais assez flou de loin. Ça ne change rien à leur perception des couleurs, cependant les subtils détails de certains leurres doivent sans doute leur apparaître un peu brouillés ! Les poissons sont dépourvus de paupières, sauf les requins.

    Nous pouvons donc conclure que nos amis à écailles perçoivent correctement toutes les couleurs, exactement comme nous quand nous faisons de la plongée en apnée, suivant un ordre précis que voici :

    Le rouge et l’orangé sont les couleurs qui disparaissent les plus vite, tandis que le bleu et le violet sont celles qui se discernent encore dans les grands fonds. Cela nous donne des indices, mais pas de certitudes absolues concernant le choix des teintes selon la profondeur. Cette échelle n’est d’autre part valable que pour des eaux parfaitement cristallines, ce qui est rarement le cas en rivière et en lac. On peut juste en conclure qu’il est plus judicieux d’utiliser des couleurs vives en surface et du bleu en profondeur. En résumé, ils perçoivent nos mouches de manière bien différentes que l’œil humain.

    Nos partenaires possèdent néanmoins une excellente vue : ils voient très bien tout ce qui se présente en face d’eux, pour les espèces dont les yeux sont tournés vers le haut. Cependant, leur vision est beaucoup plus réduite sur les côtés.

    La première explication réside dans le fait qu’ils les regardent de dessous, à travers l’élément liquide. Une mouche se rapprochant de leur nez sera plus visible à leurs yeux, qu’une mouche dérivant à leur côté.

    La luminosité représente un élément essentiel. Par temps sombre, utilisez des artificielles de couleur sombre et par temps clair une mouche de couleur claire.

    Mais c’est sans compter sur la fluorescence ! Il s’est avéré en effet que la rétine de beaucoup de poissons était sensible au rayonnement ultraviolet alors que la nôtre ne l’est pas. D’autre part, il y a l’aspect « éclat », c’est-à-dire l’or, l’argent, les reflets holographiques qui eux aussi sont gérés par les bâtonnets, ainsi que le mouvement.

    De plus, le temps d’observation d’un insecte aquatique et d’une artificielle quand il(elle) apparaît dans le cône de vision d’un poisson varie également en fonction du fait qu’il se situe dans un courant (dans ce cas, le poisson ne dispose que de quelques fractions de secondes pour se décider) ou qu’il évolue dans un lisse (le poisson pourra prendre tout son temps pour observer la mouche).

    Enfin ? La température de couleur de la lumière (le soleil, ou la lumière artificielle par exemple), celle de l’eau éventuellement, et les longueurs d’onde du spectre qui au-delà d’une certaine profondeur ne passent plus. Tout cela peut aussi modifier cette notion de couleur de façon drastique. Je m’explique : la lumière du soir est bien plus « chaude » (7000K voire plus) que celle de la mi-journée (5500K environ), elle dénature donc la couleur des objets en y « rajoutant » en quelque sorte du rouge. Une eau verte à cause des cyanobactéries va renforcer quant à elle une nuance verte plus ou moins intense selon la profondeur d’eau (densité de filtrage).

    Je pense que la question est mal posée de cette manière. Il faudrait plutôt dire quelle couleur en fonction de quelle profondeur et de quelle clarté d’eau. Il faut intégrer à la fois les paramètres de luminosité et de turbidité et ne pas oublier que la vue n’est pas le seul sens des poissons. La ligne latérale est au moins, sinon plus importante que la vue dans les moyens de détection d’une proie pour un carnassier. Il nous faut donc absolument soigner notre vitesse de déplacement ainsi que la lourdeur de nos pas au bord de la rivière ou dans l’eau et la qualité de nos posés car les poissons détectent toutes les vibrations et l’impact de nos mouches sur l’eau, avant même qu’elles ne rentrent dans leur champ de vision.

    Sources :

    http://esoxiste.com/la-vision-des-couleurs-chez-les-poissons-et-chez-les-pecheurs/

    Google Scolar Sur la vision des poissons et des amphibies

    https://tenkaraworld.com/

    Jensen Fly Fishing

  • Comment équilibrer une canne à mouche et un moulinet ?

    Ce qui fait une grande différence que la plupart des gens ne s’imaginent….

    Quand la plupart des gens décident d’acheter une nouvelle canne à mouche, ils ont tendance à y réfléchir avant de faire un achat aussi important. Ils tiennent compte de la longueur de la canne, du poids de la soie (sa puissance)  pour laquelle elle a été conçue et, surtout, de l’action. Tous ces facteurs auront un effet considérable sur le toucher de la canne lors des lancers et en action de pêche.

    Cependant, lorsqu’il s’agit d’acheter un moulinet mouche, les gens ont tendance à ne considérer que la robustesse du système de freinage et l’esthétique de la conception du moulinet, et à ignorer complètement le poids du moulinet, et son action d’équilibre en balancier sur la canne.

    Un équipement ; canne à mouche et moulinet qui n’est pas bien équilibré peut avoir des effets négatifs sérieux sur votre capacité à faire des lancers précis sur de longues périodes.

    Par exemple, un moulinet trop lourd pour la canne à mouche avec laquelle il est jumelé fera en sorte que l’équipement aura l’impression d’être lourd. De ce fait, les mouvements de balanciers utilisent plus d’énergie que nécessaire pour démarrer et arrêter la canne au début et à la fin de la course de lancer. Cela vous fera dépasser ou sous-estimer votre cible, ce qui vous fera perdre du temps et de l’énergie pendant que vous attendiez que la mouche dérive vers un endroit sûr pour le gobage avant d’avoir à lancer à nouveau.

    D’un autre côté, avoir un moulinet trop léger rendra l’équipement trop lourd, ce qui demande plus d’énergie de la part du lanceur pour soulever le fil de l’eau et effectuer le lancer arrière et le lancer avant.

    Le fait d’avoir un moulinet à mouche qui n’est pas correctement équilibré avec sa canne à mouche respective entraîne également une fatigue prématurée du bras du lanceur en raison de l’énergie supplémentaire requise pour lancer un système déséquilibré. Cette dépense d’énergie supplémentaire peut entraîner un stress excessif sur les tendons du poignet et des avant-bras du lanceur, ce qui peut entraîner un inconfort léger à grave, ou des blessures plus graves comme le syndrome du canal carpien.

    Voici un conseil rapide à essayer avant d’acheter un moulinet:

    Montez le moulinet sur le porte-moulinet de votre canne à mouche assemblée, et tenez la canne horizontalement devant vous avec votre main de lanceur. Placez votre main de lanceur sur la poignée, les doigts pointant vers le bas. Enroulez vos doigts autour du bas de la poignée aussi confortablement que possible. Maintenant, saisissez la poignée puis enlevez tous vos doigts sauf le majeur. La canne à pêche est-elle en équilibre avec le moulinet et la canne montées?

    Si le point d’équilibre est en avant de votre majeur, alors le poids est vers l’avant et, si le point d’équilibre est à derrière votre majeur, alors le poids est à l’arrière.

    Le point d’équilibre idéal se trouve directement sous le majeur, et en équilibrant la combinaison canne/moulinet, vous apprécierez une plus grande précision et beaucoup moins de fatigue dans votre bras de lancer.

    Quel que soit le moulinet que vous choisissez, il est important d’en trouver un qui n’est ni trop lourd ni trop léger pour votre canne à mouche, mais qui peut contenir l’ensemble backing/soie/queue de rat dont vous avez besoin.

    Faites-moi savoir dans vos commentaires si vous avez d’autres moyens de trouver l’équilibre parfait, et j’espère que nous aurons tous la combinaison idéale de canne à mouche et moulinet en évitant la fatigue en cours de route.

    Car j’ai la solution mise au point par Waterworks-Lamson :

    La canne à mouche réinventée

    Canne & Moulinet Centre Axis Waterworks Lamson

    La conception de la canne et la position du moulinet est l’avancement le plus significatif dans les performances de lancers.

    En  alignant l’axe central de rotation, Waterwworks Lamson a détourné la  masse de l’objet lourd à un objet plus léger. Le résultat vous étonnera.

    JETONS NOS PRÉJUGÉS

    En 1995, lorsque nous examinions de  manière critique les moulinets mouches, nous examinions également les  cannes avec les moulinets en tant que système. Ce que nous avons vu ne  semblait pas optimal. Peu importe la taille de la canne, un facteur clé  la compromettait : les 2/3 du poids total lors du lancer est le  moulinet. Et cet objet plus lourd est décentré par rapport à l’axe de la  canne. Nous avons réalisé que si nous déplacions la masse du moulinet  le long de l’axe de la canne, la plus grande partie de la force de  torsion générée pendant le lancer serait éliminée. C’est ce que nous  avons fait, et en 1997, notre concept et notre conception ont été  concédés sous licence à Sage, que nous appelons Center Axis. Certaines  idées sont en avance sur leur temps. En 1997, nous étions très occupés à  faire la promotion de l’idée étrange que les moulinets mouche devraient  avoir de grands axes, alors il est compréhensible qu’une  restructuration complète du système de moulinet était trop loin. Mais  les idées trouvent leur moment. Pour le Centre Axis, nous pensons que ce  moment est arrivé.

    « La forme suit la fonction – qui a  été mal comprise. La forme et la fonction devraient être une, réunies  dans une union spirituelle. » – Frank Lloyd Wright

    LE PROBLÈME DU MOULINET

    Imaginez  un moulinet avec une bobine de 12 pouces au-dessous de la canne. Le  moulinet créerait des forces pendulaires et des torsions. À plus petite  échelle, les mêmes forces sont définies avec la même configuration canne  / moulinet standard. Lors de votre backcast, vous voulez sentir la  ligne charger la canne, en évitant la force de traction pour maintenir  le moulinet droit. Votre main informe le cerveau sur la synchronisation  et la position de sorte que l’énergie mesurée que vous mettez dans la  canne se produise au bon moment – à l’amplitude parfaite et à l’arc pour  envoyer la boucle. Tout en recherchant le rythme et le feedback de la  canne et de la ligne, la dernière chose dont vous avez besoin est le  moulinet qui se balance et crée un balancier statique.

    RENCONTRE AVEC LA CENTER AXIS

    La Center Axis peut être  considéré comme le progrès le plus significatif dans la performance  d’une canne à mouche depuis que le graphite a remplacé la fibre de verre  il y a des dizaines d’années. En alignant étroitement le poids central  de notre moulinet Litespeed avec l’axe central de notre canne, nous  avons déplacé la masse de l’objet le plus lourd. Le résultat va vous  étonner. Vous sentirez la traction pure de vos lancers. Ne nous croyez  pas sur parole : faites le test…

    UNE AUTRE PARTIE DE L’HISTOIRE

    Le  système Center Axis ne peut être aussi bon qu’avec la canne à laquelle  il est accouplé, donc, à vrai dire, la majorité de nos efforts ont été  consacrés au développement d’une canne à mouche vraiment excellente.  Nous avons construit la canne avec laquelle nous voulions pêcher : Une  canne dynamique et polyvalente, facile à lancer. Une canne qui établit  un équilibre entre la vitesse et le contrôle de la boucle. Et plus  précisément – parce qu’elle tire sa puissance dans la partie basse de la  canne. Ce dernier point ne peut pas être surestimé. Quand vous avez le  dos au mur (des saules en surplomb), la possibilité de faire un long  lancer roulé peut être très utile. Ce n’est pas sorcier, mais c’est une  caractéristique souvent négligée. Les détails de finition étaient une  autre opportunité d’innover. Nous avons pris la leçon du héron, et fini  nos cannes dans une silhouette et un flash réduisant le gris mat. Après  avoir développé cet outil de pêche, nous n’avons pas pu résister à  l’idée de l’offrir également dans une version standard.

    https://www.debefly.com/fr/cannes/5211-canne-moulinet-centre-axis-waterworks-lamson.html

  • Les hameçons Ahrex

    Des eaux basses. De la chaleur !! Rien de bon pour la pêche de nos poissons nobles.

    J’ai décidé de faire un tour dans le rayon hameçons mouche du Coin Mouche à Braine-l’Alleud.

    C’est pas pour dire, il y a le choix, certes mais quels hameçons faudrait-il pour une grand ouverture, un bon piquant, solidité, sans ardillon, et surtout pas d’Asie, comme trop de mauvais choix avant.

    Guy me présente AHREX…

    Monter des mouches avec les hameçons Ahrex c’est avoir la certitude de posséder dans ses boîtes du matériel de qualité. De conception scandinave, ceux-ci sont fabriqués avec les meilleurs technologies et matériaux disponibles. D’une solidité redoutable, vous n’aurez jamais peur d’attaquer un gros poisson par crainte de voir l’hameçon s’ouvrir lors du combat. De plus, chaque hameçon est aiguisé chimiquement ce qui leur procure un piquant incomparable.

  • La Scott Flex 9’6 #5

    Pour mon dernier voyage en Laponie suédoise, près de Kiruna, je cherchais une canne plus puissante, plus adaptée aux grandes rivières lapones, telles que la Torne ou la Kalix. C’est donc avec une canne Scott Flex 9’6Ft #5 que j’embarque dans l’avion. Dès les premiers lancés, la puissance de cette canne se fait ressentir. Et dès les premiers poissons ferrés, j’étais certain d’avoir en main la canne parfaitement adaptée à la situation.

    Malgré les températures anormalement élevées, les poissons sont surpuissants par rapport à ceux rencontrés dans nos rivières et sont capables de tenir le fond ou de vous entraîner dans les courants les plus impressionnants. Le talon de combat, dans ces situations, n’est vraiment pas fait pour garnir! Les chandelles des gros ombres feraient pâlir les truites arc-en-ciel de nos réservoirs et je ne parle même pas de la défense des truites. Pourtant, ne vous y trompez pas, il ne suffit pas de mettre n’importe quelle mouche et de pêcher n’importe où afin de pouvoir combattre ces poissons ultra-musclés. Une pêche en 12 ou 13 centièmes fait la différence et malgré sa puissance, la Scott Flex permet de pêcher avec ces diamètres, malgré les courants. Elle est donc la canne idéale pour ce genre de pêche!

    Avantages :

    –          Puissance

    –          Légèreté

    –          Permet de combattre des gros poissons dans des diamètres moyennement fins

    –          Ses 4 brins la rendent facilement transportables, même en avion

    Benjamin Windal