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  • L’histoire d’une marque :McLean Angling

    Bienvenue chez McLean Angling
    McLean Angling est une société néo-zélandaise qui fournit aux pêcheurs du monde entier des épuisettes et des accessoires innovants et de haute qualité.

    McLean a commencé à fabriquer des filets et des épuisettes en 1987, lorsqu’elle a inventé la première épuisette avec peson pour la pêche en No-kill.  Depuis lors, sa gamme d’épuisettes s’est étendue pour inclure de nombreux styles différents, de la petite truite de rivière au grand saumon.

    La fabrication est effectuée en Nouvelle-Zélande, avec un accent sur l’innovation, la qualité et la précision. Les filets McLean sont calibrés individuellement pour garantir une précision de 2oz/ 60g (petit poids), 8oz/220g (grand poids). Utilisant des matériaux de haute qualité, des contrôles de qualité stricts et des composants fabriqués à la main, les filets McLean sont solides et fonctionnels pour assurer un service durable au débutant, au pêcheur expérimenté ou au guide professionnel.

    Chez McLean, notre objectif est de nous forger une réputation de producteur d’épuisettes et d’accessoires de qualité sur laquelle vous pouvez compter. Une garantie limitée d’un an couvre les produits McLean. En cas de défaillance lors d’une utilisation normale due à un défaut de matériau ou de fabrication, nous nous engageons, à notre discrétion, à réparer ou à remplacer gratuitement les produits ou les pièces endommagées. Notre garantie ne s’applique pas aux dommages accidentels, à la mauvaise utilisation, à la mauvaise manipulation ou à l’altération. Pour bénéficier de la garantie, apportez le produit McLean et le ticket de caisse à votre revendeur local pour évaluation. Il remplacera ou nous fera parvenir le produit pour réparation ou remplacement, selon le cas.

    Si vous devez changer le filet de votre épuisette, rien de plus simple de de suivre les informations du tableau.

    Comment changer les filets?

    Filets à cadres fixes

    . Desserrer la vis de fixation du cadre du sac en filet pour le manipuler. Retirez le cerceau (si nécessaire, faites-le tourner légèrement d’avant en arrière pour le desserrer).
    . Remplacez l’ancien sac en filet.
    . Pour les mailles sans nœud, enfilez chaque boucle sur une extrémité du cerceau, en vous assurant que les boucles sont orientées dans le même sens. Transférez l’anneau en laiton dans le nouveau sac en filet.
    . Pour les mailles en caoutchouc et les micro-mailles, attachez une extrémité du cerceau avec du ruban adhésif et faites glisser le sac en filet.
    . Fixez le cerceau du sac en filet dans la poignée, en serrant la vis.

    Filets pliants

    . Placez le filet en position repliée, le joug en laiton vers le bas.
    . Ouvrez l’anneau fendu et libérez les boucles du sac de filet (maille sans nœud) ou le ruban (micro/maille de caoutchouc).
    . Retirez un bras de la poche de filet en dévissant le boulon (Conseil : conservez le boulon et la douille en acier en lieu sûr).
    . Retirez le sac en filet.  Pour les filets sans nœuds, il faut d’abord défaire le cordon de connexion qui fixe le sac de filet (Conseil : utilisez un outil pointu pour pousser le cordon de connexion à travers).
    . Remplacez le sac en filet.  Pour les filets sans nœuds, faites passer le sac de filet par-dessus le bras unique retiré. Laissez 2 boucles à l’extrémité de la coulée de l’étrier pour le raccordement à l’anneau fendu.  Pour les filets à mailles micro ou en caoutchouc, faites glisser le sac en filet.
    . Reconnectez le bras retiré et serrez le boulon.
    . Fixez le sac de filet à l’anneau fendu, en enfilant des boucles libres (mailles sans nœud) ou un ruban (caoutchouc et micro-mailles). Une fois le filet ouvert, déplacez le sac en filet autour du triangle des bras et de la corde pour placer les boucles du filet de manière régulière autour du cadre. Pour les mailles sans nœud, fixez le sac de filet à la corde de connexion.
    . Veillez à ce que le filet fonctionne facilement

    Pour visiter notre boutique en ligne: ici

    Pour d’autres informations, n’hésitez pas à nous contacter à [email protected]

    Gardons la pêche et à tout bientôt pour d’autres aventures.

  • L’histoire d’une marque : FLASHABOU BY HEDRON INC

    Fondée en 1982, l’entreprise a rapidement compris la nécessité d’ajouter du « flash » aux mouches afin d’améliorer la productivité et l’ingéniosité des pêcheurs à la mouche. S’appuyant sur des années d’expérience dans les destinations de pêche les plus passionnantes du monde, les fondateurs de la société savaient instinctivement que l’ajout d’un accent synthétique qui capte et réfléchit la lumière aux plumes de marabout traditionnelles permettrait de récolter une meilleure prise. Ce fut le cas.

    Cette découverte a conduit à la naissance de FLASHABOU et Hedron, Inc. a ouvert ses portes en 1982 sous le nom de FLASHABOU, Inc. Ce « flash marabout » a instantanément déclenché un engouement dans toute l’industrie. Les fibres métalliques super résistantes de FLASHABOU ont rapidement fait partie des mouches et des appâts partout. Les fabricants ont ajouté le flash à leurs modèles de mouches. Et les particuliers, pour qui le montage était un passe-temps, un art et une passion, se sont vu ouvrir de nouveaux horizons.

    FLASHABOU a établi les normes de l’industrie et a ouvert la voie à de nombreux imitateurs et à d’innombrables variations de produits. Aujourd’hui, l’Original, le Véritable FLASHABOU est rejoint par une ligne complète de synthétiques pour l’amateur, dont : Glow-in-the-Dark FLASHABOU, Holographic FLASHABOU, Saltwater FLASHABOU, FLASHABOU Accent, Big Fly Fiber, Polarflash, Wing N’ Flash et une variété d’autres produits.

    En 1990, la société développait et fabriquait des produits qui allaient au-delà de l’industrie des mouches et devenait rapidement une source importante de matières premières pour les industries de la filature et des gabarits. Il est devenu de plus en plus évident que pour étendre la portée de l’entreprise à la communauté générale des pêcheurs, un changement de nom s’imposait. Cette année-là, le nom a été officiellement changé en Hedron, Inc. En termes généraux, Hedron signifie « figure géométrique ayant une combinaison spécifique de formes ». Hedron décrit bien l’entreprise.

    Découvrez tous les produits flashabou ici

  • Présentation de notre nouveau site debefly.com

    Déjà merci à HD INVEST et à Patrick qui ont contribué à la réalisation de ce site durant le confinement.

    Il y a beaucoup d’articles, et il sera mis à jour au fur et à mesure. Une nouveauté, à mettre en avant, la gestion des stocks en direct par connecteur vers nos fournisseurs. Ce site est encore en développement, comme exemple les traductions ou la collection automne. Mais tout cela devrait arriver rapidement.

    Pour plus de sécurité, il était important de vous inviter de créer un nouveau compte. C’est en haut à droite de la page d’accueil.

    Dans chaque catégorie, vous disposez de filtres facilitant votre recherche.

    Nous avons adapté les tailles pour quelles correspondent aux tailles européennes.

    Pour faire une commande c’est encore plus simple.

    N’hésitez pas à nous contacter par le Chat en bas à droite, ou bien par mail à [email protected] – (+32) 0475 415 833

    Merci pour votre confiance, et prenez bien soin de vous.

  • 25 années au service de la pêche à la mouche

    Et presqu’autant d’années au service de la pêche en rivière!

    Propos recueillis par B. Chermanne

    Le Pêcheur Belge (L. P. B.) : Pourrais-tu nous décrire ton parcours de pêcheur à la mouche ?
    G.D. : Dans les années 70, à vélo, je partageais les rives de la Lasnes dans le Brabant Wallon, à 2 km à peine de notre maison.
    C’est une petite rivière de 2 ou 3 m de large, me permettant de patauger en culotte courte.
    J’y pêchais principalement au toc. La petite canne se rangeait facilement le long du cadre du vélo, et en bandoulière, le panier d’osier faisant office de garde-manger, où je rangeais également les quelques vers de terre, et bas de ligne…
    Comme chaque année, mes parents organisaient un Pique-Nique le long de la Semois, un peu plus loin qu’Herbeumont.


    Les foins étaient à peine coupés, déjà je partais le long de cette mystérieuse rivière, absorbé par le vol des insectes.
    Je regardais avec admiration ces Messieurs endimanchés, fouettant d’un geste ample le dessin de leur âme à travers la chaleur estivale.
    Le déclic ne se fit pas attendre, rêvant déjà à mon retour le long de la Semois.
    « A l’année prochaine belle demoiselle… Apporte-moi ce baiser sur la surface de l’eau, comme l’image de cette belle adolescente que fut dans les années 80, découvrant mes premiers amours…

    L. P. B. : Plutôt mouche ou plutôt réservoir ?
    G.D. : Ce n’est qu’au début des années 90 que je retrouve en Normandie cette passion de jeunesse. Dans le département de l’Eure, j’y retrouve mes cousins (anciens belges).
    Présentant mon épouse lors d’une rencontre à la ferme, Thierry m’invite à une partie de pêche.
    « Comment ? J’ai plus pratiqué depuis déjà de nombreuses années. Peux-tu m’aider ? »
    Et me voilà retourné au bord d’un lac, en barque, près de Dreux.
    Au retour de nos vacances, je passe à la librairie du coin.
    « Bonjour, auriez-vous une revue sur la pêche à la mouche ? »
    Oui, dit le marchand, et il me tend…Le Pêcheur Belge.
    Petite annonce à la dernière page du magazine :
    « Donne cours de pêche à la mouche – le long du Viroin ! »
    Le choix était fait, la vie de la rivière m’avait envouté.

    L. P. B. : Comment l’idée de te lancer dans l’aventure d’un magasin d’articles de pêche mouche t’est-elle venue ?
    G.D. : 1992. Mon premier rendez-vous avec mon moniteur.
    « Vous pêchez au Toc ? dit-il. Oui mais aussi un peu à la mouche. »
    De là, et pendant deux années, je fleurtais avec l’adultère.
    Ne pouvant décrocher mon regard de cette nature épousant mes rêves d’enfant.
    Fuyant le travail, inventant des rencontres ou des rendez-vous me permettant de me libérer encore et encore.
    Après deux ans de pratique, je décide de changer ma vie professionnelle.
    « Une passion – un métier – un enfant »
    En 1994 mon fils Hendrik se présente en octobre.
    En plus d’être un aventurier, j’étais devenu papa !

    Tout suite après cette naissance, je décide de créer ma propre marque. Je montais des cannes, je fabriquais des mouches, des bas de ligne auto-flottant, j’ai même créé un gilet. Du travail artisanal, sans compter mettre en pochettes les billes, les hameçons, les plumes, faisant des teintures.
    Bref, j’étais devenu la première marque belge dans le monde de la pêche à la mouche.

    L. P. B. : Combien de références proposes-tu aux moucheurs et quel est/ quels sont ton/tes produit(s) phare ?
    G.D. : La passion est le multiple des mots.
    Au plus tu utilises des mots et au plus tu as de références.
    En d’autres termes, pas moins de 3628 références, sans compter les tailles ou les couleurs (20697).
    Mais ceci est très dangereux, car le cœur de la passion est proche du portefeuilles…
    Dans mon métier, et même dans beaucoup d’autres, il est préférable d’avoir un bon crayon qu’une bonne canne à pêche.
    A l’écoute du client, nous déterminons ensemble un équipement complet. Passant du matériel de pêche ou du matériel de montage.
    Car mes clients sont aussi passionnés par le montage mouche.
    C’est soit acheter de la technique ou acheter un prix ?
    Je ne vends pas un produit, je partage des émotions.

    L. P. B. : Les visites de ton magasin se font uniquement sur rendez-vous. Pourquoi as-tu choisi ce type de rencontre avec les clients ?
    G.D. : La pêche c’est le partage et être à l’écoute.
    Un peu comme un médecin, les clients me téléphonent car ils ont un problème à résoudre. Ils s’interrogent sur la meilleure façon de duper Maître Esox ou bien l’étendard, voir la barre argentée et sa cousine habillée d’or.
    Au Coin Mouche, dans le garage depuis mes débuts, les mûrs cachent des trésors, des histoires partagées à travers le monde de la pêche à la mouche. On se chuchote les secrets…
    A chaque rencontre, une nouvelle page s’ouvre.
    Que ta passion ne soit qu’à quelques km, ou bien à plus de 10000km, il te faut comprendre les principes des différentes techniques de pêche à la mouche.
    Une soie de pêche ou l’action d’une canne se choisit en fonction de tes émotions, et au bord de notre parcours de pêche.
    Alliant l’intimité des émotions, mais aussi les expériences partagées.

    L. P. B. : Comment a évolué le marché en 25 ans ? Je crois savoir que tu n’as pas loupé le virage numérique…

    G.D. : Un artisan ne vit pas que pour l’argent. Il vit avec passion les changements économiques.
    Par de multiples rencontres entre professionnels, j’ai pu m’apercevoir qu’il ne fallait pas vendre pour vendre. Mais savoir sélectionner les produits du moment présent.
    Certes, nous passons du naturel au synthétique, de la mouche sèche à la nymphe.
    Du posé délicat au splatch de la nymphe Jig à la tête tungstène.

    Mais le beau, le pur, ce qui fait rêver reste toujours une valeur sûre.
    Oui, il y a beaucoup de marque bon marché, mais crois-tu que tu puisses payer ton électricité en vendant un outil de montage à 5€ ?
    D’autant plus qu’un client qui achète un article à 5€ fait une économie en rapport au même article de marques techniques. Il viendra un jour acheter l’outils auquel il a tant rêvé.
    De ce constat, et grâce aux études de mon fils Hendrik, une nouvelle approche de la vente est née. Tout d’abord un site internet www.debefly.com.
    Mais aussi le marketing de réseau, la communication.
    En plus d’être un commerçant passionné, je suis devenu un professionnel dans la logistique et le marketing de réseau.

    L. P. B. : Tu as décidé, voici quelques années déjà, de ne pas participer en tant qu’exposant au principal salon mouche qui se déroule chez nous, à savoir la Fête de la Pêche à la Mouche organisée par le club mouche de Charleroi. Pourquoi ?
    G.D. : De 1995 à 2005, j’y participais très volontiers. C’était même très intéressant.
    Mais quand tu fais le calcul de ce qu’il te reste après le salon, le bénéfice ?…
    D’autres marques sont arrivées, début des années 2000, avec comme seul objectif « vendre pour vendre ».
    Tu n’as pas le temps de répondre aux questions que déjà un autre client se présente.
    La conquête de l’argent était née.
    De mon côté, en 2004, j’ouvre ma boutique à Ornans, « Au Chalet du Pêcheur », jusque fin 2009.

    J’y étais pour la saison d’avril à septembre. On m’appelait « Guy Le Belge ».
    J’ai été accueilli par une famille de Cademène. Ces gens et leurs amis m’ont apporté du réconfort tantôt quand il pleuvait, mais également pour mon installation professionnelle. C’est là-bas que j’ai vraiment appris les méthodes de gestions d’un parcours. Mais aussi la pêche, car avec ces gens-là, on ne plaisante pas. La pêche c’est un travail.
    Le Chalet était ouvert de 08heures à 12heures, et l’après-midi, c’était pêche, 7 jours/7.

    Anne (mon épouse) tenait le magasin et préparait les commandes en Belgique.
    Avec une épouse et un fils, nous partagions une seule volonté, vivre de ce métier, de cette passion.
    J’ai dû faire un choix entre l’argent des salons, ou l’argent au bord de l’eau.
    Mon rêve serait de retrouver des marques, où chaque détaillant à la fonction de faire le show, comme je l’ai fait cette année par des petites vidéos de présentations.
    Un autre espace pour des conférences, un podium pour nos compétiteurs, des films, un podium de montages mouches.
    Enfin un espace où les partages se font avec des rires et non avec une carte de crédit.
    J’y retournerai l’année prochaine mais avec notre association « La Treignoise » pour de nouvelles aventures.

    L. P. B. : Tu t’es lancé relativement tard dans le triathlon et ce de manière assez intense, au point de te métamorphoser physiquement de manière assez spectaculaire Pourrais-tu nous en dire plus à ce sujet ? Cela t’a-t-il aidé dans ton activité principale et cela t’a-t-il permis de porter un autre regard sur la pêche ?

    G.D. : Durant les années 97 jusqu’en 2003, je sponsorisais des compétiteurs pêcheurs à la mouche représentant mon enseigne dans des compétitions nationales et internationales. De très bons moment que j’ai partagé avant de me décider d’ouvrir un point de vente à Ornans.
    La pollution de la rivière mythique fut un tournant dans ma carrière d’aventurier.
    Au retour de mes années passées sur la Loue, une forme de désespoir est née, un peu un ras-le-bol. Je retrouvais de 2010 à 2013, un autre métier dans la logistique, mais plus la pêche à la mouche.

    C’est le sport qui m’a rendu un renouveau, par l’effort en solitaire, être un « Ironman ». J’y intègre une équipe semi-professionnelle, et remporte quelques médailles, dont une d’or, et une de bronze au niveau mondial.
    5 années d’efforts physiques afin de reconstruire une volonté de fer.
    C’est à ce moment-là que j’ai repris la pêche en travaillant les émotions.
    Je ne cherchais pas au travers de la pêche de prendre des quantités de poissons, mais plus savoir poser la mouche là, exactement là où le poisson allait venir.
    L’observation du milieu, les retournes, les bordures, les fins de courants.
    J’intègre en cette année 2011, le rôle de secrétaire au sein de l’association
    « La Treignoise ».

    L. P. B. : Tu me dis souvent que la pêche ne se vend pas suffisamment bien auprès du grand public. Pourrais-tu développer ces propos ?

    G.D. : Oui… Combien de vélos y-a-t-il en Wallonie, et combien de pêcheurs ?

    485000 vélos en avril 2018.

    Pourtant un vélo, c’est un peu les mêmes prix qu’un équipent de pêche !

    Professionnaliser les fédérations avec des gens investis non plus comme des bénévoles, mais représentant des métiers, des animateurs pouvant apporter leurs expériences et développer une communauté. Cette idée m’est venue des cercles d’étudiants, des organisations de jeunesse, et des clubs sportifs.

    Et au pluriel cela donnerait du travail à beaucoup de gens.

    Passant par la protection de l’environnement, les hébergements typiques, le guidage, et le commerce de détail. Regarde les clubs de sports (en générale), de plus en plus de buvette/restaurant, même à Erpion. Ou le président du club de foot, aussi l’animateur du club, et le détaillant en articles de sport.

    Ce mode de développement éco-responsable rentre dans l’aire du temps !

    L. P. B. : Tu es fortement impliqué dans la gestion d’une société de pêche établie sur le Viroin à Treignes et où la pêche se pratique exclusivement à la mouche. Quels sont les principaux problèmes auxquelles cette société est confrontée ?
    G.D. : Même si sur notre logo l’inscription « Club Mouche » y figue, je dois préciser que notre association n’est pas un club mouche, cela ne figure pas dans nos statuts d’asbl. Nous acceptons d’autres techniques qui ne rentrent pas en concurrence et protègent les espèces nobles.
    Comme tu sais, je suis sur le Viroin depuis 1995, à mes débuts.
    En plein mois d’août, on n’y pêchait en sèche.
    La nymphe n’était pas légende dans la pratique de la pêche à la mouche.
    Les étiages étaient existants, mais il y avait assez d’eau, même en septembre.
    Par la suite… Attention danger.
    Je viens de recevoir le résultat d’études statistiques sur la vie des insectes aquatiques, dans notre secteur. Bien sûr, je ne suis pas scientifique.
    50% des mouches de mai ont disparues, de moins en moins de sedges, pas de March Brown, il reste encore des éphémères de fin de saison qui résistent à la pollution.
    Je sais, beaucoup de pêcheurs vont penser Cormoran, débit et puissance de l’eau.

    Il existe des solutions que nous mettons en place chaque année, pour retrouver le Viroin d’antan. Nous sommes en eaux mixtes et non en eaux vives, l’approche de gestion est donc totalement différente. L’écologie protectionniste c’est un peu le communisme vert. Cela ne fait pas bon ménage avec l’écologie économique.
    En revanche, les fédérations peuvent proposer aux pouvoirs publics une gestion plus fédérateure avec des objectifs locaux, éco-responsable, permettant de développer des activités le long des berges, comme par exemple entretenir les berges avec des chèvres, on le fait bien le long des routes ?

    L. P. B. : Une seule société de pêche demain sur tout le Viroin plutôt que cinq sociétés comme aujourd’hui : est-ce souhaitable ? Est-ce envisageable ?

    G.D. : Oui, ce serait le paradis sur terre. Un seul permis ! Chouette.

    Mais, il y a un « mais ».

    Viroinval ne veut pas de tourisme pêche, préférant le tourisme bucolique des VTT et autres promeneurs.

    Notre fédération pourrait envisager une proposition de droit de pêche unique si elle en est l’unique locataire.

    L. P. B. : la société de pêche la Treignoise est favorable aux repeuplements directs en truites Arc-en-ciel. Pourquoi ?

    G.D. : Nous y voilà ! Entre la gestion des années 70 et la gestion des années 2000.

    Oui, il faut des AEC, mais pas trop. Oui il faut des farios, mais pas n’importe lesquelles !

    Pourquoi des AEC en eaux mixtes ?

    Car ces poissons, par leur comportement, propose au débutant une première expérience positive de la pêche en générale. Mais il faut un équilibre en tout. Ce poisson ne reste pas dans la rivière. 80% d’un déversement disparait au bout de 3 semaines. Ne sachant pas se nourrir naturellement, il n’est pas un danger pour les autres espèces communes de nos eaux. De temps en temps je tue une AEC pour voir ce qu’il y a dans son estomac. Même pas un vairon, pas un chabot…

    En revanche, vouloir réimplanter une souche fario dans des eaux mixtes, c’est un autre débat.

    Ces bénévoles font un travail remarquable, mais ils oublient deux points.

    Le changement climatique et le changement du milieu aquatique.

    Je vais te mettre au milieu du ring de Bruxelles, que feras-tu ? Tu t’en vas, et bien c’est pareil pour la truite de souche, elle remonte et ne reste pas en place.

    Notre association propose des ateliers et c’est une première autour de thèmes comme la pêche, l’environnement, où l’aquaculture.

    Nous serons présents à Libramont en novembre de cette année et au salon de Charleroi en 2021.

    L. P. B. : Aurais-tu un message particulier à adresser à nos lecteurs ?

    G.D. : La pêche c’est avant tout le partage.

    L’éducation ancestrale qui nous lie entre la nature et notre activité au quotidien.

    Un permis de pêche ne veut rien dire.

    Tu suis des cours pour un permis de chasse, un permis de conduire, un permis pour naviguer.

    La pêche c’est un droit, avec une éducation correspondant aux différentes techniques.

    Plus d’école, plus d’initiation.

    J’en profite pour remercier nos animateurs qui font de notre association un exemple pour les autres.

    Ce sont eux qui au bord de l’eau apportent des conseils, veillent à la récupération des déchets, et se proposent à des tâches de gestion du quotidien.

    Les guéguerres de clochers sont maintenant dépassées.

    « Nous ne sommes pas à 300 m prêt me dit la Fédération. »

    Enfin le poisson c’est du consommable alors arrêtons d’interdire n’importe comment.

    Faisons preuve de bonnes gestions et allons à la pêche…

  • Étaux Regal – La morsure du Bulldog.

    Chez « Regal Vise Company », ils prennent au sérieux le défi de construire un étau solide. Mais ils ne s’arrêtent pas à la performance et au regard professionnel – leurs têtes d’étau (mâchoires), socles et accessoires sont tous construits avec un œil de designer. Utilisant des matériaux haut de gamme, chaque étau Regal est fabriqué à la main par une petite équipe de professionnels à Orange, Massachusetts, qui veulent que leur travail résiste à l’épreuve du temps. Ils ont des monteurs qui témoignent régulièrement qu’ils montent encore des mouches sur un Regal qu’ils ont acheté il y a des décennies.

    Une partie de leur engagement à créer le meilleur étau sur le marché est de travailler avec des monteurs professionnels. Leurs produits sont mis au point par des monteurs professionnels et des pêcheurs pour des monteurs et des pêcheurs. Ils travaillent avec du personnel professionnel et d’autres professionnels de l’industrie pour créer des étaux qui fonctionnent et résistent à l’épreuve du temps. En tant que petite équipe, ils sont fiers de la créativité qu’ils apportent au marché des étaux et ils ont l’intention de continuer la tradition d’introduire des produits innovants dans le monde des étaux.

    PRÊT À INVESTIR DANS UN RÉGAL ?

    Si vous êtes prêt à investir dans l’un de leurs produits de qualité, félicitations ! Ils seront heureux de vous offrir les meilleurs étaux disponibles sur le marché, fabriqués avec la fierté d’une petite ville d’Orange, Massachusetts (130km à l’Ouest de Boston). Produire des produits de qualité qui offrent aussi une grande expérience à aux clients est la raison pour laquelle ils font le nécessaire, alors ils sont heureux de vous avoir dans l’équipe de Regal Vise !

    Regal Vise est heureux de fournir une gamme d’étaux prêts à l’emploi et sur mesure, tous disponibles à travers un vaste réseau de distributeurs.

    RENCONTREZ LES

    PRO-STAFF

    Chez Regal Vise Company, ils croient fermement qu’en tant que compagnie dédiée à la production d’étaux de montage de mouches de la meilleure qualité sur le marché, il est impératif de soutenir l’art et l’artisanat du montage de mouches. Reconnaître les meilleurs monteurs de mouches professionnels du monde, les soutenir et reconnaître leurs contributions au sport de la pêche à la mouche, tel est le but du programme Pro-Staff.

    Les membres qui ont été sélectionnés sont considérés comme des monteurs d’élite par leurs pères et ont atteint un haut niveau de compétence dans leur domaine. Il faut du temps, de la patience, de l’habileté et surtout de la détermination pour être le meilleur dans ce que vous faites. Chez Regal, ils comprennent cela et ils choisissent de compter ces membres dans leur famille de professionnels Regal.

    La vidéo décrit les différents composants et le fonctionnement de base des différents étaux Regal.

    La vidéo décrit la gamme de fixations disponibles pour une utilisation avec les étaux Regal.

    La vidéo décrit comment nettoyer et entretenir un étau Regal pour assurer des années d’utilisation sans problème.

    La vidéo décrit les différentes têtes disponibles pour un étau Regal.

    La vidéo décrit les caractéristiques et les capacités de l’étau à mouche Regal Revolution.

    La vidéo décrit les différents accessoires disponibles pour étendre les capacités des étaux Regal.

    La vidéo décrit comment configurer et ajuster un étau REGAL. Avec son assemblage pour un étau avec socle pour médaillon, d’un étau à pinces étrier, l’assemblage et l’installation de la tête, et la conversion de l’ étau de gauche à droite.

    Ce fut un grand  plaisir de rencontrer ces passionnés et de recevoir en démonstration le matériel déposé au magasin #LeCoinMouche

  • J’ai testé pour vous la Scott Sector

    La firme américaine « Scott Fly Rod Company » m’a demandé de vous transmettre la présentation par un rédactionnel en français et en Néerlandais de la nouvelle série Sector mer en cannes à mouches de haute performance, fabriquées à la main.

    Les cannes Sector se reposent sur la série Meridian primée de chez Scott pour vous apporter un nouveau niveau de performance et de fiabilité dans les cannes à mouches pour eau salée.

    Scott a combiné toutes les technologies éprouvées des cannes Meridian avec de nouveaux cônes, de nouveaux composants et leur toute nouvelle technologie Carbon Web.

    Scott Carbon Web augmente la stabilité en torsion et la durabilité en enveloppant les fibres unidirectionnelles dans une toile de fibre de carbone multidirectionnelle ultra légère.

    Ces fibres aident à contrecarrer les forces de torsion, ce qui vous donne un meilleur suivi dans le lancer et des micros-vibrations lors des castings de longues distances afin d’affiner les posés. L’enroulement de cette toile de fibre aide également à réduire la propagation des micros-fissures causées par les contraintes et les chocs qui peuvent facilement se produire dans les couches unidirectionnelles et mener à une défaillance.

    Les cannes Sector sont équipées de composants nouvellement conçus qui défient les environnements durs de l’eau salée.

    Elles sont équipées de nouveaux anneaux Ceracoil composés de titane nickelé et des inserts en zirconium hautement polis, ainsi que des anneaux serpentiformes en titane nickelés Recoil pour une faible friction et une performance sans corrosion. Ces anneaux sont revêtus d’un revêtement PVD à faible réflexion pour une durabilité et une furtivité encore plus grande.

    Le porte-moulinet est fraisé dans de l’aluminium de qualité aéronautique, avec des bagues coulissants auto-indexants, un moletage extra profond pour tourner facilement les bagues de verrouillage avec les mains mouillées, un revêtement dur de type 3 mil-spec en noir mat non réfléchissant et des gravures de poids de la soie pour une identification rapide dans les supports à bateau.

    Les poignées en liège de qualité Flor sont tournées en forme de tulipe modifiées au modèle Scott dans une longueur et un diamètre approprié à l’eau salée, et les nouveaux talons de combat sont dotés d’un caoutchouc épais plus souple pour plus de confort dans les combats difficiles.

    Caractéristiques :

    La Tueuse de tarpon du côté de l’océan. Si vous visez le tarpon en eau peu profonde, dans une eau limpide et claire, avec de longs lancers et de petites mouches, c’est l’outil qu’il vous faut pour livrer votre combat, votre voyage, votre rêve. Avec beaucoup de puissance pour combattre des poissons puissants, mais assez de délicatesse pour poser la soie en douceur.

    C’est aussi le bars, le thon, la bonite ou la carangue car cette canne fait votre choix. Vous planifiez un séjour en Bretagne, en Méditerranée, quelques jours dans les eaux chaudes des Caraïbes, ou un voyage au Mexique ? Assurez-vous d’avoir cette canne à pêche en main.

    Une sensation améliorée, une stabilité incroyable et des performances inégalées.

    X-Core combine les technologies de pointe de l’industrie des composites avec un design de pointe.

    Le diamètre est proportionnel à la rigidité et à la résistance, et la technologie X-Core, ou Expanded Core, fournit des sensations qui transmettent la sensibilité et maintiennent la stabilité mieux que toute autre approche de conception.

    Ils utilisent des mandrins coniques rapides avec des ébauches à faible masse et à parois minces et des renforts ARC exclusifs pour créer des cannes qui sont rigides aux touchés, stables et sensibles.

    Cette conception de cannes va prendre vie dans vos mains. Il s’agit d’une approche supérieure aux conceptions traditionnelles à paroi épaisse et à conicité lente qui procure de la rigidité au détriment de la sensation.

    La technologie ReAct associe notre conception X-Core à un nouveau système complexe de matériaux et de cônes pour créer une percée dans la conception de cannes à action rapide. La distance, le contrôle et la précision sont compromis par les vagues de vibrations dans la canne, même après que le moulage a été effectué. Le simple fait de rendre la canne plus rigide pour arrêter ces vibrations tue ces sensations. ReAct contrecarre les vibrations qui sapent l’énergie en accélérant la récupération de la réaction sans qu’il soit nécessaire de rigidifier la canne avec plus de matériau. Cela permet d’accélérer le touché. Et c’est vraiment une bonne chose.

    Regardez la finition des cannes Sector et venez tester cette canne dans votre magasin local et vous remarquerez quelque chose de différent au sujet des cannes Scott. Comme tout ce qu’ils font, la finition Scott Natural Finish vise à rendre la canne plus légère, plus durable et plus performante.

    La plupart des autres cannes sur un présentoir sont passées à travers une ponceuse à bande, arrachant les fibres de puissance extérieures de l’ébauche et introduisant de la vibration. Des taches plates par inadvertance pendant le processus de ponçage affaibliront le blank, et les épaisseurs sont conçues avec une marge d’erreur pour s’accommoder d’un ponçage excessif. Après le ponçage de la découpe, une peinture brillante est appliquée pour ajouter un attrait de finition.

    Les ébauches de finition naturelle ne sont pas soumises à la déchirure par la bande abrasive et ne sont pas non plus recouvertes de peinture épaisse pour ajouter du look sur la canne. Je croie fermement en la beauté naturelle du graphite. Une ébauche de finition naturelle est fabriquée avec des tolérances rigoureuses. Les systèmes de résine de pointe de Scott imprègnent le blank, laissant un fini durable qui résistera à des années d’abus.

    Flexibilité et récupération affinées. Scott a été le pionnier de l’utilisation des couches de fibres multi-modules dans la conception des blanks. En faisant varier le module de traction de la fibre sur la longueur de la canne, à la fabrication, ils contrôlent avec précision la rigidité et la vitesse de récupération de actions.

    Le résultat est une canne qui charge et relance plus facilement.

    Chaque canne Scott est fabriquée du début à la fin à Montrose, Colorado.

    Ils prennent très au sérieux leur mission qui consiste à fabriquer à la main des cannes de haute performance. Ils utilisent les connaissances acquises au cours de quarante années d’expérience dans la conception avec un engagement à fabriquer à la main chaque canne à mouche pour offrir des performances supérieures et une qualité de référence. C’est dans tous les petits détails que je distingue les cannes exceptionnelles des cannes simplement bonnes.

    Advanced Reinforced Carbon réduit la vibration et augmente la résistance.

    Scott est le leader dans le domaine des renforts d’ébauches en carbone. Leur toute dernière technologie ARC ajoute la résistance du cerceau à nos ébauches sans ajouter de poids, et contrebalance le couple qui peut réduire la précision de lancer et le contrôle de la ligne.

    Les anneaux Ceracoil combinent un squelette en nickel titane à  » mémoire de forme  » avec des inserts en zircone de haute technologie super lisses avec un nouveau guide breveté qui ne se corrodera jamais, reprendra sa forme originale s’il est plié et aura le plus faible coefficient de friction pour un meilleur casting.

    Et pour finir, les anneaux Ceracoil sont recouverts d’un revêtement PVD noir anti-reflet, ce qui leur permet de passer complètement inaperçus. Le procédé de dépôt physique en phase vapeur permet d’obtenir un fini plus lisse et plus résistant que les finis plaqués traditionnels.

    La toute nouvelle technologie Carbon Web de Scott augmente la stabilité en torsion et la durabilité de la canne en enveloppant les fibres unidirectionnelles dans une toile de fibre de carbone multidirectionnelle ultra légère.

    Ces fibres aident à contrecarrer les forces de torsion, ce qui vous donne un meilleur suivi et des renforts positifs pour les lancers de longues distances pour rediriger les castings, tout en réduisant la propagation des micro-fractures dues aux contraintes ou aux chocs qui peuvent facilement se produire dans les couches unidirectionnelles et mener à une défaillance.

    La combinaison de la toile de carbone avec l’ARC de Scott et des couches multi-modules, crée le plus récent progrès révolutionnaire dans la technologie des cannes à mouches. Et si vous voulez simplement une traduction rapide de toute cette technologie, cela signifie simplement plus de performance, une pêche plus facile, et plus de plaisir pour vous.

    Voici en un article mon test pour une grande marque comme Scott. Je suis très heureux de pouvoir enfin vous décrire, même avec des mots techniques, les performances des artisans qui ont eu la patience de m’expliquer et de me faire tester cette canne. D’ici quelques semaines, j’aurai la chance de vous présenter d’autres marques de renommées mondiales. Ce sont elles qui vous font rêver et qui vous apporte chaque jour leur expérience par le biais de mes tests et mes traductions.

  • AQUAPONIE : + – * / ?

    A l’aube de mes 25 ans de métier dans le monde de la pêche à la mouche, je fais un petit bilan de cette aventure professionnelle. Faire des mouches et les vendre = c’est fait. Inventer des produits destinés à la pêche à la mouche = c’est fait. Avoir un magasin d’articles de pêche à la mouche = c’est fait. Gérer un parcours de pêche = c’est fait. Développer le tourisme pêche avec des gîtes = c’est fait. Proposer des initiations pêche à la mouche = c’est fait.

    Reste donc une étape, le développement des truites par la Salmoniculture chez les particuliers, appelé aussi « Aquaponie ». Mais avant de vous présenter cette nouvelle aventure, je me dois de vous informer de quelques constats personnels.

    Dans ce monde où les sociétés changent très rapidement, que de dégâts autour de moi. Plus de protectionnisme, voir nationalisme. Cela se voit aussi dans la pêche, protéger une espèce particulière par exemple. Mais un autre constat est devant moi, le changement climatique, l’appauvrissement de nos cours d’eau, une gestion halieutique mise à mal. Voir des productions basées sur une unité de masse et non une masse par unité.

    Produire plus en diminuant les coûts tout tant en multipliant les bénéfices, là je rajouterai le partage de ces bénéfices. Actions sociales, culturelles, économiques et écologiques.

    L’Aquaponie est basée sur ces 4 opérations.

    Pour définir cette culture, j’ai repris la présentation du site internet aquaponie-pratique.com

    L’aquaponie, c’est quoi?

    Le mot « aquaponie » est une contraction de « aquaculture« (élevage de poissons)  et « hydroponie » (culture de végétaux hors sol).

    L’aquaponie, c’est donc une symbiose entre végétaux, poissons et bactéries, c’est tout un mini écosystème naturel recréé, où les déchets d’un élément deviennent la nourriture d’un autre élément dans le système.

    Cette technologie de culture, ce n’est pas que du jardinage, car ici on peut parler d’autonomie et d’indépendance alimentaire pour des familles, ou des collectivités !

    Installation d’un système aquaponique

    Créer et maintenir l’équilibre d’un système d’aquaponie est un art qui s’apprend avec l’expérience, mais l’installation d’un système aquaponique et sa technique sont relativement simples.

    Imaginons que vous vous désirez commencer un système chez vous, simplement pour nourrir votre famille, ou alors pour devenir maraîcher et pouvoir vendre vos productions un jour proche…

    Il vous faut trouver l’espace idéal pour accueillir votre installation.

    Une cour, une serre, un garage, une véranda, un jardin, un toit…

    Des tas de configurations sont possibles, une fois que vous aurez bien compris comment fonctionne un système aquaponique, vous serez capable d’imaginer comment adapter ces systèmes dans n’importe quels lieux, même avec peu de place!

    La taille nécessaire pour un système aquaponique

    Sa taille dépendra de ce que vous désirez produire, mais si c’est votre première fois, je vous conseille de déjà commencer avec un système simple, qui consiste à utiliser une ou plusieurs cuves IBC de 1000L comme dans les images ci-dessous.

    C’est une bonne base pour commencer, et peu coûteuse pour faire vos premiers essais.

    Cette cuve peut être achetée neuve, ou alors être recyclée de l’industrie, il faut alors faire attention aux produits qu’elles ont contenus et plutôt choisir les cuves provenant de l’industrie alimentaire, si c’est possible.

    Un espace de 2 à 3 m² est suffisant pour un système aquaponique simple (image ci-contre).

    Mais si vous avez la place nécessaire, vous pouvez produire encore plus de légumes, en ajoutant un ou 2 bacs de cultures supplémentaires, avec la même quantité d’eau.

    Un peu d’explications pour vous aider à mieux comprendre…

    Vu que chaque bac de culture joue un rôle de filtre, vital pour les poissons, si vous ajoutez des filtres, vous améliorerez aussi nettement l’équilibre nécessaire entre les poissons, le nombre de bactéries et la quantité de plantes.

    En règle générale, pour ces filtres biologiques productifs que sont les bacs de culture, on peut mettre autant de substrat qu’il y a d’eau.

    Donc, si vous avez 1000L d’eau pour les poissons, vous pouvez utiliser jusqu’à 1000L de substrat!

    Ce n’est pas obligatoire d’utiliser autant de substrat, au minimum un tiers de la quantité d’eau en substrat peut suffire, voire la moitié, ce qui sera plus sécurisé, surtout pour la période hivernale (pendant laquelle les plantes consomment moins de nitrates vu le ralentissement de leur croissance, il est donc idéal d’en avoir plus pour éviter les surcharges!)

    Espace nécessaire pour l’installation d’un système aquaponique

    Cela dépend de nombreux facteurs différents …

    Si vous avez peu d’espaces larges, vous pouvez aussi mettre en place des systèmes verticaux, soit en construisant vous-même des bacs de culture adaptés avec des bâches étanches, soit en achetant des contenants avec des formes et des tailles idéales pour votre lieu.

    Nous sommes en train de tester des systèmes verticaux…

    Il y a beaucoup d’idées possibles, nous en avons testées plusieurs sortes, mais notre préférence se dirige actuellement vers ce genre de tour (image ci-contre).

    Un système vertical permet d’optimiser l’espace au maximum, mais il facilite aussi nettement l’entretien, la récolte, et le nettoyage des cultures!

    Vous pouvez aussi directement commencer votre première installation aquaponique avec ces tours, mais l’investissement de départ est alors un peu plus important, mais elles sont faites pour durer beaucoup plus longtemps qu’une cuve en polyéthylène!

    Ayant débuté avec un système composé de genre de cuves IBC comme présenté plus haut, nous utilisons maintenant les 2 systèmes pour pouvoir utiliser au mieux tout l’espace disponible.

    A vous de déterminer un plan adapté à votre lieu pour votre installation aquaponique.

    Plomberie d’un système aquaponique:

    En résumé, voici ce qu’il vous faut au minimum:

    Une pompe:

    Il n’y a besoin que d’une seule pompe pour le fonctionnement d’un système d’aquaponie.

    Essayez de trouver une pompe économique adaptée à votre volume d’eau à déplacer.

    Vous pouvez vous procurer la pompe que nous utilisons actuellement sur nos différents systèmes aquaponiques de 1 à 3 bacs de culture.

    Tuyaux

    – Un tuyau pour amener l’eau dans le ou les bacs de culture + des coudes, Tés, etc.

    – Un système d’évacuation (siphon):
    Lorsque l’eau arrive au niveau maximum dans le bac de culture, un siphon (fabriqué à l’aide de différents diamètres de tuyaux PVC) permet à l’eau d’être évacuée pour retourner soit dans un réservoir d’eau soit directement dans le bassin des poissons.

    Le substrat du système aquaponique:

    Pour remplir les bacs de culture, il y a plusieurs options possibles:

    §  Le gravier:
    Très contraignant vu son poids. Il faut aussi trouver du gravier non calcaire.
    Du gravier peut être intéressant pour supporter des plantes plus lourdes, comme des petits arbres ou arbustes 5allez voir le papayer de Murray Hallam), un des pionniers de l’aquaponie en Australie!), mais uniquement possible dans les systèmes très matures de 5 ou 6 années.

    §  L’argile ou schiste expansé: 2 matières différentes mais pour plus ou moins le même résultat: des billes rondes, légères, et pleines d’aspérités et de petits trous (excellent pour l’installation des bactéries!).
    Ce matériau est le plus simple à utiliser.

    §  Mousses synthétiques: Il y a certaines mousses synthétiques qui ne laissent aucuns résidus toxiques dans l’eau et qui permettent une excellente installation de bactéries, mais attention à la qualité de la mousse!
    Les tours verticales que nous testons actuellement utilisent une mousse qui permet même aux vers de terre de s’y développer (comme dans les autres substrats).

    §  Pas de substrat:
    Un autre système possible avec l’aquaponie, c’est la technique des tables à marées, utilisée en hydroponie, qui consiste à placer les plantes sur des plateaux flottants sur de grands bassins peu profonds, ou dans des tuyaux avec des ouvertures tous les x cm pour placer les plantes.
    Les plantes peuvent alors développer leurs racines dans l’air et l’eau disponibles dans ce genre de contenants. Le plus gros inconvénient avec ces systèmes aquaponiques à tables à marée, c’est qu’il faut absolument beaucoup plus filtrer l’eau, c’est juste une petite étape supplémentaire pour la mise en place et le bon fonctionnement.

    Installation du cycle de l’azote:

    Cette dernière étape avant d’introduire les poissons est capitale et vous demandera de 8 semaines à quelques mois de patience!

    Dès que vous aurez fini d’installer tout le système aquaponique,  vous pouvez le laisser tourner sans poissons et sans plantes pendant quelques jours.

    Pour favoriser l’apparition des bactéries participant à la nitrification de l’ammoniaque, il faut commencer par introduire un peu d’ammoniaque dans le système aquaponique, petit à petit.

    Une fois que votre eau qui contenait de l’ammoniaque ne contient ni ammoniaque ni nitrites, et cela à chaque fois peu de temps après avoir ajouté un petit peu d’ammoniaque dans cette eau, c’est que votre système est prêt à accueillir les poissons.

    On dit alors que le système est cyclé.

    Vous analysez votre eau afin de vérifier que les paramètres sont corrects. Des kits de tests d’eau fraîche sont disponibles afin de mesurer vos taux.

    Production de nourriture pour le système aquaponique:

    Les poissons:

    Une fois que votre système aquaponique est installé et cyclé (cycle de l’azote installé et opérationnel), il ne vous reste plus qu’à y introduire les poissons!

    Tous les poissons d’eau douce peuvent convenir, à quelques exceptions près.

    Dans les installations aquaponiques en climat tempéré, on peut élever:

    §  des carpes communes ou koïs

    §  des truites

    §  des ombles de fontaines

    §  des perches

    §  des sandres

    §  des écrevisses

    §  des crevettes

    §  …et tout autre poisson d’eau douce qui apprécie les conditions locales.

    Dans les installations aquaponiques en climat plus chaud, il est possible d’élever:

    §  des tilapias (t° au-dessus de 24°C obligatoire)

    §  différentes sortes de perches

    §  des black-bass

    §  des truites (en hiver uniquement)

    §  des barramundis

    §  …et tout autre poisson d’eau douce qui apprécie les conditions locales.

    Si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à me contacter à [email protected], je vous mettrai en relation avec des salmoniculteurs.

  • LES COULEURS DE NOS MOUCHES ARTIFICIELLES, SONT-ELLES IMPORTANTES ?

    Vaste sujet qui anime les clubs de montages mouches ainsi que beaucoup de pêcheurs à la mouche.

    Malgré le fait que certains pêcheurs sont absolument convaincus que tel est bien le cas, il faut d’abord faire quelques constatations extérieures à la couleur de nos mouches.

    ·         En période de reproduction, nos compagnons de pêche sont plutôt agressifs, ce qui augmente la chance de les capturer. Mais ce n’est pas très noble de capturer des ombres en pleine fraye (par exemple), hélas cela existe aussi.

    ·         En pratiquant la pêche à vue en principale, j’ai pu constater qu’il était possible de placer un hameçon de 20 sur

    ·          une pièce de 2€ (la taille d’une bouche). Expliquant par cette précision du lancer de faire passer un hameçon très précisément pour une probante capture. Mais peu de pêcheurs sont capable de réaliser cette prouesse.

    ·         Je me permets également de vous informer, que nos chers poissons peuvent être également saisi par l’impact de la mouche sur la surface de l’eau. Et boum, par instinct, celui-ci se saisira de votre leurre.

    ·         La concurrence alimentaire est également un facteur de captures en général. J’ai pu le constater lors de chasses groupées en mer (les bonites).

    ·         La truite arc-en-ciel est une espèce plus vive (réactive) que la truite Fario. Quant il s’agit de prendre un leurre, elle sera certainement la première à venir s’en intéresser.

    Peu importe la couleur, dans ces cinq cas précis, cela représente un certain pourcentage non négligeable permettant de confirmer que la couleur n’est pas toujours la base de la capture.

    Regardons ensemble le côté scientifique de la chose.

    Les poissons seraient sensibles aux couleurs comme nous les qualifions. Oui, mais…

    Le globe oculaire est composé d’une cornée, d’un cristallin, d’une rétine et d’un nerf optique qui relie l’œil au cerveau. Chez les poissons, comme chez l’homme, les images se forment par réfraction grâce à un cristallin qui projette ensuite les rayons lumineux sur les différentes cellules qui tapissent le fond de l’œil, et dont le nombre varie selon les espèces. Il s’agit principalement de cônes et de bâtonnets. Ce sont les cônes qui permettent de discerner les différentes longueurs d’onde du spectre lumineux, notamment le bleu, le vert et le rouge. Les bâtonnets (principalement) servant quant à eux à analyser l’intensité lumineuse et le mouvement.

    Il semblerait que la majorité des poissons soient tri-chromates, comme nous. Toutefois, certaines espèces comme les grands prédateurs marins (thons, carangues, sérioles) sont dichromates, ce qui expliquerait le succès des leurres bleus et verts utilisés par les spécialistes de la pêche au gros.

    Nos carnassiers d’eau douce en revanche verraient comme vous et moi, un peu moins bien en vérité puisque nous disposons d’un nombre supérieur de cônes.

    Les poissons ont en revanche d’avantage de bâtonnets, ce qui améliore grandement leur vision nocturne ou par faible luminosité. Un peu comme les chats.

    D’autre part, les spécialistes s’accordent tous à dire que les poissons sont myopes. Cela est dû à la forme sphérique de leur cristallin et à leur faible capacité de « mise au point », leur œil fonctionnant comme l’objectif d’un appareil photo, en faisant varier la distance focale, et non en déformant le cristallin comme chez nous. En gros, ils verraient très bien de près, mais assez flou de loin. Ça ne change rien à leur perception des couleurs, cependant les subtils détails de certains leurres doivent sans doute leur apparaître un peu brouillés ! Les poissons sont dépourvus de paupières, sauf les requins.

    Nous pouvons donc conclure que nos amis à écailles perçoivent correctement toutes les couleurs, exactement comme nous quand nous faisons de la plongée en apnée, suivant un ordre précis que voici :

    Le rouge et l’orangé sont les couleurs qui disparaissent les plus vite, tandis que le bleu et le violet sont celles qui se discernent encore dans les grands fonds. Cela nous donne des indices, mais pas de certitudes absolues concernant le choix des teintes selon la profondeur. Cette échelle n’est d’autre part valable que pour des eaux parfaitement cristallines, ce qui est rarement le cas en rivière et en lac. On peut juste en conclure qu’il est plus judicieux d’utiliser des couleurs vives en surface et du bleu en profondeur. En résumé, ils perçoivent nos mouches de manière bien différentes que l’œil humain.

    Nos partenaires possèdent néanmoins une excellente vue : ils voient très bien tout ce qui se présente en face d’eux, pour les espèces dont les yeux sont tournés vers le haut. Cependant, leur vision est beaucoup plus réduite sur les côtés.

    La première explication réside dans le fait qu’ils les regardent de dessous, à travers l’élément liquide. Une mouche se rapprochant de leur nez sera plus visible à leurs yeux, qu’une mouche dérivant à leur côté.

    La luminosité représente un élément essentiel. Par temps sombre, utilisez des artificielles de couleur sombre et par temps clair une mouche de couleur claire.

    Mais c’est sans compter sur la fluorescence ! Il s’est avéré en effet que la rétine de beaucoup de poissons était sensible au rayonnement ultraviolet alors que la nôtre ne l’est pas. D’autre part, il y a l’aspect « éclat », c’est-à-dire l’or, l’argent, les reflets holographiques qui eux aussi sont gérés par les bâtonnets, ainsi que le mouvement.

    De plus, le temps d’observation d’un insecte aquatique et d’une artificielle quand il(elle) apparaît dans le cône de vision d’un poisson varie également en fonction du fait qu’il se situe dans un courant (dans ce cas, le poisson ne dispose que de quelques fractions de secondes pour se décider) ou qu’il évolue dans un lisse (le poisson pourra prendre tout son temps pour observer la mouche).

    Enfin ? La température de couleur de la lumière (le soleil, ou la lumière artificielle par exemple), celle de l’eau éventuellement, et les longueurs d’onde du spectre qui au-delà d’une certaine profondeur ne passent plus. Tout cela peut aussi modifier cette notion de couleur de façon drastique. Je m’explique : la lumière du soir est bien plus « chaude » (7000K voire plus) que celle de la mi-journée (5500K environ), elle dénature donc la couleur des objets en y « rajoutant » en quelque sorte du rouge. Une eau verte à cause des cyanobactéries va renforcer quant à elle une nuance verte plus ou moins intense selon la profondeur d’eau (densité de filtrage).

    Je pense que la question est mal posée de cette manière. Il faudrait plutôt dire quelle couleur en fonction de quelle profondeur et de quelle clarté d’eau. Il faut intégrer à la fois les paramètres de luminosité et de turbidité et ne pas oublier que la vue n’est pas le seul sens des poissons. La ligne latérale est au moins, sinon plus importante que la vue dans les moyens de détection d’une proie pour un carnassier. Il nous faut donc absolument soigner notre vitesse de déplacement ainsi que la lourdeur de nos pas au bord de la rivière ou dans l’eau et la qualité de nos posés car les poissons détectent toutes les vibrations et l’impact de nos mouches sur l’eau, avant même qu’elles ne rentrent dans leur champ de vision.

    Sources :

    http://esoxiste.com/la-vision-des-couleurs-chez-les-poissons-et-chez-les-pecheurs/

    Google Scolar Sur la vision des poissons et des amphibies

    https://tenkaraworld.com/

    Jensen Fly Fishing

  • L’histoire passionnante d’un pêcheur à la mouche: Christian Bazan.

    Bonjour Christian (G.D.), pourrais-tu nous décrire ton C.V. (ton parcours) en tant que pêcheur à la mouche?

    C.B.: J’ai commencé à pêcher à la mouche en 2000 à l’âge de 10 ans sur le haut Bocq principalement, et à l’occasion, sur nos différents lacs Wallons. Comme beaucoup de débutants, mes seules sources d’informations étaient de vieux livres et quelques conseils qui m’avaient été prodigués pas d’anciens pêcheurs à la mouche. Comme pour beaucoup de pêcheurs, le début est toujours le plus difficile. En  2002 j’ai rencontré Vincent et Jimmy, 2 compétiteurs de l’époque qui habitaient à quelques kilomètres de chez moi. Grâce au temps passé ensemble au bord de l’eau, j’ai remporté la première compétition junior à laquelle j’ai participé. A 13 ans, être champion de Belgique junior réservoir, ça motive évidement…. De là, mon parcours en compétition à démarré.

    (G.D.)Voici un parcours de passionné, tu t’es forgé un nom dans le monde de la pêche à la mouche au niveau international. Pourrais-tu nous en dire plus de ce sport?

    C.B.: L’international est vraiment ce qui m’a plu dans la compétition. Que ce soit lors de championnats du monde ou de compétitions amicales, c’est là que vous apprenez à comprendre rapidement la pêche et à vous y adapter. Chaque pays ou même chaque région demande à un pêcheur de savoir s’accommoder au comportement des poissons et bien souvent de pêcher d’une manière qu’il n’aurait jamais imaginé. C’est en participant et en rencontrant de bons pêcheurs locaux que vous apprenez cela . C’est pour ma part en 2006 que j’ai découvert cela, lors de mon premier voyage en Angleterre. Par la suite, je n’ai plus arrêté de voyager. Je pars depuis 15 ans, entre 5 et 10 fois par ans. Après 5 Championnats du monde : Italie, Slovénie, Norvège, Tchéquie et Slovaquie, j’ai décidé de faire une pause avec les championnats de Belgique et du Monde. Je n’ai pas arrêté complètement la compétition ni les voyages mais je choisis plus librement les compétitions et les destinations. Depuis 4 ans, Tony Perin, Albert Bigaré et moi-même, formons une équipe avec laquelle nous faisons de bons résultats et passons de bons moments au bord de l’eau.

    Je n’exclus pas un jour de me ré-impliquer davantage dans les compétitions, mais actuellement ce n’est pas ma priorité.

    (G.D.)La technique, les sorties, sont les bases d’un Maître de pêche. Quelles sont selon toi les autres qualités requises pour être un bon pêcheur à la mouche ?

    C.B.: Il y en a une multitude. Elles peuvent différer en fonction de la personnalité du pêcheur. Mais certaines comme la curiosité, la persévérance et le minimalisme et être méthodique sont importantes selon moi

    –          La curiosité amène le pêcheur à essayer d’autres manières de pêcher ou d’autres endroits. Je vois énormément de « champions de leur village » ,qui une fois sorti de celui-ci, ont perdu tous leurs repères et se retrouvent totalement perdus. L’intérêt de la pêche n’est pour moi pas de continuer de pêcher là où l’on sait où se trouvent les poissons et de pêcher avec les mouches qu’on sait qui fonctionnent. Pour simplement pouvoir dire: j’ai pris autant de poissons. Essayer de pêcher différemment de la manière dont tout le monde pêchent est beaucoup plus enrichissant que d’avoir des sorties répétitives . Aller voir si d’autres secteurs de pêches sont poissonneux ou non, comprendre si une zone n’est pas régulière, le pourquoi elle ne vous donne pas les résultats espérés vous enrichira beaucoup.

    –          La persévérance fait qu’un pêcheur doit rester attentif et motivé dans sa pêche. Que ce soit lors de l’entrainement ou en compétition lorsqu’il faut parfois qu’une touche pour gagner sa manche.

    –           Le minimalisme. Rien ne sert de se charger outre mesure de matériel ou de mouche. Plus vous pêcherez, plus vous sélectionnerez pour ne garder que le nécessaire. Mieux vaut par exemple une boite de  500 mouches avec 250 oreilles de lièvres et 250 faisantails montés en différentes tailles et poids toutes par 10 qu’une boite avec 50 modèles tous montés dans les mêmes tailles et poids par 10 par exemplaires.

    –          Être méthodique, doit permettre au pêcheur de ne pas confondre vitesse et précipitation dans l’eau. Beaucoup trop de pêcheurs ne prennent pas le temps de faire les choses les unes après les autres dans un ordre logique. Le comportement d’un poisson change au cours d’une journée. Les résultats viennent en pêchant, simplement et proprement, les bons postes au bon moment. Bien évidemment cela demande une connaissance du milieu abordé et un grand calme. Ce qui différencie plusieurs bons pêcheurs lors des grandes finales, c’est la façon dont ils organisent leur plan de pêche.

    Avec du recul, je pense qu’un bon pêcheur ne se fait pas seul. Certes il doit avoir de nombreuses qualités mais il dépend beaucoup de l’influence que les autres auront eu sur lui. Pour ma part, c’est Tony Perin, qui m’a le plus apporté. Il devient difficile de compter les compétitions et les voyages faits ensemble, mais tous ont été très enrichissants tant son analyse de la pêche est intéressante.

    (G.D.)Quelles sont selon toi les erreurs les plus souvent commises par les débutants ?

    C.B.: Beaucoup de pêcheurs et pas que des débutants, ont tendance à pêcher sans regarder ce qui se passe autour d’eux. Depuis que « tout le monde »  pêche en nymphe, les pêcheurs ont pris l’habitude de ne regarder plus loin que l’indicateur et ne savent plus pêcher qu’en nymphe et de manière systématique. Or, pour avoir sa touche il faut d’abord regarder où il est intéressant de lancer sa nymphe. Pire,beaucoup de nouveaux pêcheurs sont incapables de pêcher en sèche ou en noyée et pensent que ces techniques sont devenues obsolètes. Il me semble inconcevable de commencer à apprendre à pêcher à la mouche sans apprendre à pêcher en lançant. C’est pourtant de plus en plus le cas malheureusement.

    (G.D.)Si tu avais 5 mouches à emporter avec toi lors d’une sortie, quels seraient ces mouches ? En rivière et en réservoir ?

    C.B.:

    -En rivière je prendrais sans hésiter : 2 nymphes, une faisantail et une oreille de lièvre montées dans différentes tailles et poids, 2 sèches, 1 jacksedge et une oreille de lièvre avec 2 ailles en cdc. Pour terminer, une noyée du genre une black pennel. Cette sélection demande de savoir sortir les modèles de l’utilisation qu’on leur connait initialement. Un jack sedge peut faire une super sauteuse en noyée et l’oreille de lièvre une bonne noyée de pointe. La black pennel au milieu et vous avez un bon train de noyées.

    En Réservoir : un sparkler, un spermato, un jack sedge, une diwelback tête orange et un bobby noir. Le sparkler aussi bien des arcs, des farios et ce, partout où j’ai été. Le spermato est certainement le streamer le plus polyvalent. Le jack sedge est une super sèche qui peut aussi se pêcher sous l’eau comme une nymphe ou noyée. La diwelback tête orange et probablement le modèle de diwelback le plus polyvalent. Le bobby noir peut lui se pêcher comme un bobby normal, en washing line pour maintenir vos nymphes ou simplement se stripper dans les vagues quand les poissons sont actifs en surface.

    (G.D.)Quelles sont tes destinations préférées ? En Belgique et à l’étranger ?

    C.B.:

    – Je dois avouer que ces 3 dernières années j’ai moins pêcher en Belgique mais mon choix se fait vers le lac de la plate taille. C’est l’endroit où vous pouvez prendre les plus gros poissons de Belgique. La pêche y est certes pas évidente de par la clarté de l’eau et l’étendue. Mais c’est l’endroit où à chaque lancé vous pouvez espérer une truite du mètre ou plus. Etant une retenue d’eau, vous pouvez pêcher le lac durant toute sa période d’ouverture ,dans de bonnes conditions, des poissons en pleine forme, sans vous soucier des pénuries d’eau que nous connaissons maintenait en période estivale.

    – À l’étranger, c’est plus compliqué mais je pense, le Pays de Galle, pour une question pratique. Organiser un voyage est toujours compliqué surtout en rivière car on ne connait jamais les  conditions qu’on aura (crues, sécheresses,…). Le Pays de Galle réunit sur un petit territoire de super rivières à truites, ombres, truites de mer et saumons. Des lacs à truites arc en ciel, des lacs de montagne, des lacs connectés à la mer avec des remontées de saumon et truites de mer. Le long de la côte il y a des bars, des Caillauds, des truites de mer,…  Vous pouvez ainsi, en fonction de la météo ou de l’humeur du poisson, facilement changer vos plans de pêche pour optimiser la qualité du voyage.

    (G.D.)Quelle image ont les moucheurs sur ces compétiteurs ?

    C.B.: Je pense qu’ils sont mieux vu que par le passé. Les pêcheurs craignaient un peu les compétiteurs. Ne les connaissant pas,ils imaginaient que ceux-ci prenaient leurs poissons et ne  leur laissaient rien pour leur sortie dominicale. Je pense que la presse Halieutique et les réseaux sociaux ont eu un côté fédérateur et ont apportés plus de proximité entre tous les pêcheurs. A l’heure actuelle, les compétiteurs, s’ils sont suffisamment humble et respectueux des milieux naturels,sont même très bien vu.

    (G.D.)Un tout grand merci Christian.

  • Initiation à la pêche à la mouche.

    Cet article est destiné aux débutants afin de leur apporter les informations théoriques sur la pêche à la mouche, en rivière, en réservoir, en mer, ou au saumon. Une approche simple avant de commencer cette aventure.

    Dans cet article, je ne préciserai donc pas les techniques pour chaque style de pêche à la mouche. Juste une présentation toute générale, afin que vous puissiez vous construire les rêves les plus fous.

    Ces pêches se pratiquent avec une canne dite le « fouet », une soie afin de propulser le ou les leurres, et d’un moulinet. A l’origine, cette pêche était basée sur l’observation du milieu. Consistant à pêcher avec un leurre nommé mouche de pêche, qui en sa création représente soit un insecte, soit une larve.

    Avec le temps, le changement climatique, et l’amélioration technique du matériel, elle se pratique toute l’année et d’une manière plus « sportive ». La discrétion est de rigueur. Dans tous les cas, vous veillerez à être accompagné d’un guide moniteur afin d’affiner et d’apprendre ce sport au naturel.

    L’éthique veut que la pratique de cette pêche, par son aspect physique sportif, et par l’état d’esprit particulier, soit la graciation (le no-kill), même si les prises dépassent la taille légale de capture. C’est une nouvelle approche qui est séduisante. Plus proche de l’aventure et du milieu, le moucheur profite de sa pêche. Et oublie complètement l’aspect alimentaire.

    Cette pêche est devenue démocratique, mais sa technicité demande beaucoup de pratique pour être maîtrisée. Les mots utilisés sont souvent d’origine anglaise, et n’ont pas été traduit avec le temps. Elle est de plus en plus pratiquée sous le style contemplatif, afin d’éviter de montrer son niveau social, pour se resourcer au calme, sans artifices, en fusion avec le milieu.

    La pêche à la mouche en rivière.

    Nous distinguons différentes techniques, en fonction du milieu (des saisons), de sa largeur et de sa profondeur:

    La pêche en noyée ;

    Elle se révèle efficace souvent en début de saison, du bord, et dans certains cas dans la rivière, mais attention, sécurité d’abord. Souvent pratiquée avec une canne longue de type 10 pieds, voire plus. D’une soie pointe plongeante, mais pas toujours. Un train de 3 mouches, ou pour les streamers, 2 mouches.

    C’est une pêche dite avale. Les mouches étant animées lors de la dérive pour déclencher l’attaque.
    Avec l’évolution du matériel, il a été mis au point la technique du SpeyTrout, consistant à créer une forme de « D » entre la canne et la soie, permettant de lancer dans les endroits à obstacles.

    Les pêches en nymphes ;

    La roulette ; dite pêche sous la canne ou presque, type Tchèque. Afin de prospecter le fond de la rivière. Avec une nymphe de fonds lourdes, et une autre plus légère en potence. L’indicateur de touches est souvent utilisé.

    Le tandem ; avec comme témoin une mouche sèche, servant d’indicateur ou bien pouvant jouer de tyser (excitant), et à +/- 80 cm une nymphe soit de fonds, ou plus légère dans les herbiers.

    Au fils ;

    a)       Fils posé sur la surface de l’eau, en graissant le fils pour indicateur de touches. Même technique que la pêche en sèche.

    b)      Fils dit à l’Espagnole, de plus longs lancers et la position haute de la canne. Exige un matériel adapté.

    Nymphe à vue ; technique permettant de présenter une nymphe légère au regard du poisson afin que celui-ci puisse la saisir.

    La pêche en sèche ;

    Se pratique toute la saison, à condition d’être passionné et de connaître son parcours de pêche ou le milieu. Très exigeante dans le choix du matériel. Ainsi que le positionnement sur la surface de l’eau. Elle se pratique avec une canne plus souple que les autres techniques. Sa longueur varie selon les rivières, ou le plaisir du toucher. Certains addictes préfèrent une soie naturelle pour sa souplesse et sa discrétion.

    Diverses techniques ;

    Des techniques hybrides permettant pour certains afficionados de personnaliser les aventures.

    La technique dite de l’arbalète, permet de « lancer » sans fouetter la mouche ou la nymphe vers la cible.

    Aussi le Tenkara se pratiquant sans moulinet (origine du Japon), ou dans certaines régions avec un cadre contenant du fils de nylon.

    A ne pas oublier la technique « Roncari »

    C’est une technique nymphe au fils revisitée par Marcel Roncari, aussi fine et intéressante que la sèche, basée sur un posé de la soie sur la surface de l’eau, avec des nymphes légères. Sans indicateur et à distance, en détectant les touches avec la pointe de la soie.

    La technique de la « TLT » ;

    La « TLT » (ou la SIM), est la Technique du Lancer Total, voulant dire contrôler l’ensemble canne/soie/bas de ligne/mouche. Mise au point par Roberto Pragliola. Son but étant principalement la pêche en sèche, afin de combattre et retarder le dragage en exploitant au maximum les posés. Attention, il vous faudra du matériel adapté.

    La pêche à la mouche en réservoir.

    Du bord ;

    Se pratique depuis la berge, avec différentes cannes et des soies de différentes densités. Ici, la recherche du poisson est basée, comme en rivière, dans les différentes couches d’eaux. Le lancer est appelé « double traction », permettant de propulser les leurres le plus loin possible. Souvent en nombre de 3 voire 2 mouches.

    En bateau :

    Se pratique en barque, naviguant souvent le vent dans le dos. Accompagné d’un guide ou d’un partenaire expérimenté, surtout dans les grands réservoirs ou lacs, cette pêche demande de la recherche au niveau de la localisation du poisson et de sa profondeur.

    En Float-tube :

    Un peu comme en barque, au niveau des techniques de pêche, mais vous avez plus de liberté de navigation et de lieux. Pouvant même se pratiquer sur certains fleuves, ou grandes rivières.

    La pêche à la mouche en mer.

    Du bord, en bateau, en kayak, en Float-tube, dans les mers chaudes ou les mers froides, voici le tableau d’aventures halieutiques que vous pourriez exploiter. En fait, tout ou presque tout peut se pêcher en mer, surtout à la mouche, et les sensations de combats sont décuplées par l’étendue d’eau. Le matériel devra être adapté et résistant à l’eau de mer. Certaines soies sont adaptées spécialement pour les tropiques ou les gros poissons. Les cannes sont souvent d’une longueur de 9 pieds, soit +/- 2.7m, pour une puissance de 8 jusqu’à 14 (pour certains prédateurs).

    Mais je reste généraliste, en vous invitant à parcourir toutes ces étapes afin de préparer au mieux vos choix d’aventures en eaux salées.

    Souvent le bars est privilégié, car cette pêche est relativement proche de chez nous et estivale. Canne puissante et une seule mouche, accompagné d’un guide, et la connaissance des marées sont les clés des débutants.

    Des destinations de rêve, où tout est organisé pour une semaine de pêche dans les eaux chaudes des tropiques.

    Bien sûr, certaines espèces en Europe peuvent être pêcher du bord de mer, comme la truite de mer. Nécessitant un matériel un peu comme le réservoir, mais attention de bien rincer ce matériel après chaque sortie, afin d’éviter la corrosion.

    Ces aventuriers de la mer, même si sur la photo ce n’est pas à la mouche, il est possible de naviguer le long des côtes afin de poursuivre et de capturer certaines espèces. Mais attention aux dangers, marées, courants et prises de risques peuvent vous entraîner à des mésaventures importantes. Soyez toujours accompagné d’un guide connaissant bien le milieu.

    La pêche à la mouche des saumons.

    J’écris des saumons, car il existe différentes espèces, donc pour certains pêcheurs vous êtes pêcheur soit du saumon d’Atlantique, soit du Pacifique (pour rester dans le général). Cette pêche se pratique du bord, ou dans l’eau, avec/ou sans barque, dans les rivières ou les lacs. Tout est possible.

    Avec une canne de 10 pieds, c’est possible de capturer son premier saumon, mais pour entrer dans cette famille, de plus longues cannes sont nécessaire. De 11 à 16 pieds, la puissance variant de 8 à 14. Je précise ici que les lancers sont le SpeyCast. Nécessitant quelques heures d’entrainements.

    Après avoir rencontré un guide (moniteur), vous vous informerez des marées, et des heures légales de pêche. Il est certain que ce poisson migrateur peut vous échapper, mais soyez sans crainte, la prochaine fois sera la bonne. Cette maladie se nomme « la saumonite ». Encore et encore, vous parcourrez les documents historiques, les histoires des ces fameux pêcheurs, un peu nos pionniers du Far West, avec leur barbe de plusieurs jours, sentant la fumée du camp de base, et vous expliquant qu’ils viennent de casser sur un 50Lb.  En pleine nature sauvage, vous êtes concentré sur votre dérive, à peine minuit moins le quart, voilà, 8 bonnes heures que vous pataugez dans cette rivière, précisant que votre volonté aiguisée n’a d’égale que votre portefeuille.

    Voici donc, les différentes informations théoriques sur les pêches à la mouche. Certes, vous serez passionné de rencontrer un détaillant spécialisé en article de pêche à la mouche. Laissez vous guider par ses conseils, laissez-vous emporter par ses histoires…

    emporter par ses histoires…

    Alors à bientôt au bord de l’eau !

    Info : www.debefly.com

    Auteur Guy Debeuf

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