Auteur : debefly

  • La science des couleurs pour le réservoir Recettes gagnantes.

    Au salon « La fête de la Pêche à la Mouche » de Roselies ou bien le « Fly Happening » de Putte démontre encore une fois le plus clairement qu’il y a actuellement un nombre exubérant de couleurs dans les matériaux de montage mouches. Allant de la goutte bicolore avec de la poudre rose bonbon et ananas fritz, des billes OFF arc-en-ciel ou des couleurs piquantes fraise avec une lisière jaune picrine. Vous ne pouvez pas l’imaginer, si fou et non seulement les débutants, mais aussi les vieux briscards, fadas mordus du montage, tous à la recherche de ces couleurs tout en tournant telle une marée d’yeux autour des stands commerciaux.

    Le monde de la pêche à la mouche est un monde merveilleux d’autant que Madame la truite nous étonne encore chaque jour. Quelle est la couleur de la mouche qui vous garantit d’attraper du poisson ? Pas une seule couleur, car la truite est si curieuse et goûteuse qu’aucune couleur ne lui suffise. Habituée à la pêche à la mouche, capturée et remise à l’eau, sont les éléments qui rendent la truite suspecte, méfiante, timide voire léthargique, dans le pire des cas plus rien à manger, perdre de poids et mortalité. Pour les pêcheurs à la mouche, il est important d’utiliser des techniques de plus en plus sophistiquées, d’inventer d’autres batteries de mouches et de travailler intelligemment pour faire mordre la truite. Il n’est pas nécessaire d’avoir une gamme de couleurs épurée pour réussir. Tout dépend de l’offre avec un motif fixe de couleurs saisonnières qui se produisent dans la nature. Certitudes calibrées que vous ne pouvez pas ignorer lors de l’achat d’une gamme de mouches artificielles ou en tant que vous-même monteur. Imaginez un instant que depuis longtemps vous n’avez plus pêché un certain réservoir et que vous ne savez pas exactement quels insectes sont mangés par les truites à ce moment, ou sur quelles mouches elles mordent? Pour les débutants, et pour beaucoup d’autres aussi, un grand point d’interrogation avec la question récurrente « Quelle couleur » ? Faites confiance à vos sentiments, faites ce que vous voulez, commencez par des couleurs neutres et si aucun résultat, passez aux autres couleurs, on ne sait jamais !

    Equipement de base

    Toute personne qui commence à la pêche en réservoir a besoin d’un équipement adapté, comme dans toutes les disciplines. On suppose généralement qu’une canne de 10 pieds est la norme. En gros, une 10′ # 5/6 est utilisée pour la pêche en mouches sèches et émergentes, une 10′ # 6/7 pour la pêche en nymphes, buzzers et petits streamers et enfin une 10′ # 7/8 pour la pêche aux grands streamers, snakes, boobies, etc. Avec ces cannes, vous pouvez pêcher à partir du rivage, d’un bateau vers le centre et/ou d’un bateau en dérive.

    Si vous voulez une canne d’usine, vous trouverez sûrement quelque chose à votre goût au magasin « Le Coin Mouche », si vous voulez une canne sur mesure alors jetez un coup d’œil à #fishbonecustomrods

    Leurres

    Presque tous les débutants ont toujours commencé avec l’idée que seule une truite peut être pêchée avec des leurres (les streamers, les blobs, les attractors) sur nos petits réservoirs belges ou par exemple sur « De Ronde Bleek » où vous pouvez aller pêcher avec un float-tube ou une barquette, où les poissons sont régulièrement relâchés. Cela se traduit par des créations les plus inventives et les plus folles qui font sauter de joie les fabricants de mouches artificielles ou les amateurs de l’étau de montage. Surtout la mastodonte des mouches, une mouche serpent peut avoir une longueur de 15 cm, puis mettre des yeux en mousse de 8 mm dessus et vous obtenez un’Snooby’ (snake – booby) et beaucoup de truites se font avoir comme une écolière quand elles voient cela passer dans l’eau.

    La chasse de la truite en rapport aux grands serpentins doit avoir de l’action et cela s’obtient principalement par l’utilisation de long marabout et de bandes lapin comme ailes ou queue. Le noir, le blanc, l’olive et peut-être même l’orange sont les couleurs les plus courantes, mais nous sommes maintenant ensevelis dans les couleurs soleil, magenta, corail et en plus des couleurs et nuances fluorescentes. Des leurres qui imitent les petits poissons, les grenouilles, même les souris et les guirlandes, mais que faire si la pression de la pêche à la mouche augmente maintenant que la remise à l’eau est un fait établi ? Après un nouveau lâcher de poissons, les couleurs vives marqueront des points, mais il s’avère rapidement que les couleurs neutres noir, olive et blanc continuent à attraper les poissons, donc le choix se fait rapidement.

    L’obscurité et l’enfer

    La couleur de l’eau du lac ou du réservoir détermine souvent le choix des mouches. Pour les débutants, cela semble contradictoire, mais par temps sombre ou en eau sombre, les mouches sombres (et surtout noires) obtiennent de bons résultats. Le vent peut colorer l’eau le long de la rive sur laquelle le vent se dresse considérablement, puis les mouches de couleur foncée s’emparent de l’eau. Les contours d’une mouche noire se voient mieux dans l’eau sombre. Il en va de même pour la pêche du soir. L’inverse est également vrai, un temps clair signifie des couleurs claires ou vives pour vos mouches. Pêcher à la mouche  avec des couleurs vives quand le soleil brille abondamment fait le travail rapidement et en toute sécurité, en particulier orange, jaune et corail peuvent donner un bon coup de fouet.  Ajoutez un peu plus de brillant comme le fritz ou le cactus chenille pour le corps des mouches ou le flash dans la queue et vous ferez un bon bout de chemin.

    Les couleurs en eaux chaudes

    La truite est un animal à sang froid qui réagit naturellement et spontanément aux fluctuations de la température de l’eau. Un printemps précoce et chaud, et les poissons deviennent très actifs, surtout vers le début de l’été quand il y a beaucoup d’insectes. L’été dernier était à nouveau extrême, si la température de l’eau va vers 18-20 °c, ou plus, alors ça devient une autre histoire. Trop peu d’oxygène dans l’eau signifie que les truites mangent moins ou pas du tout, mais quand la température de l’eau est agréable (pour la truite) à environ 14-16 °c, elles sortent. Même les spécimens hivernés voudront se nourrir et ne sont pas opposés aux couleurs corail, orange, rose et soleil. Non seulement dans les streamers, mais aussi comme’spots’ dans les Crunchers ou les buzzers. Ce n’est pas pour rien que la plupart des buzzers ont des joues aux couleurs vives ou des côtes rouges holographiques.

    Les couleurs en eaux froides

    Pendant l’hiver, c’est une toute autre histoire, même pendant les froides journées d’automne ou les apports d’eau froide d’un ruisseau ou d’une source d’eau froide souterraine, et la truite devient léthargique. Une différence d’un ou deux degrés dans la température de l’eau fait une grande différence pour les salmonidés. Lorsque l’eau est peu profonde et froide de part en part, il devient difficile de séduire la truite.  Pêchez à la mouche lentement (par ex. FAB’s ou Boobies) en blanc, jaune et rouge est ma tactique préférée et sont mes mouches préférées. Les eaux profondes qui permettent aux poissons de migrer vers des endroits plus chauds et plus profonds offrent plus de possibilités, mais surtout avec des couleurs foncées comme le noir et le brun foncé. Plus l’eau est profonde, moins la lumière pénètre dans les parties profondes du réservoir. Une couleur non conventionnelle comme le bleu? Peut fournir des surprises surtout avec de l’argent dans les ailes ou sur le corps.

    Les couleurs criardes

    Malgré le fait que je ne suis pas un grand amateur de grandes mouches aux couleurs criardes, il y a des moments où il est difficile de faire autrement. Par exemple, pendant la montée des mois chauds de l’été, l’eau commence à fleurir et les puces d’eau (daphnies) apparaissent en masse. Les truites adorent ces petits animaux aquatiques et nagent la bouche grande ouverte, tout comme les requins pèlerins chassent le plancton. Cette nourriture se  balance comme une  » soupe  » riche en protéines, comme s’il s’agissait de crème fouettée et essayons de l’imiter. Sous l’influence de la lumière du soleil, les carapaces des puces d’eau peuvent prendre la couleur orange et même la couleur chartreuse, ce qui leur permet de devenir des motifs  » éblouissants  » avec un aspect fluorescent. Choisissez par exemple un Cocktail Blob ou un Traffic Light Booby. Cela peut sembler flashi, mais n’oubliez pas qu’un mouche aux yeux flash au-dessus de l’eau aura un aspect très différent dans l’eau qui a été assombrie par des proliférations d’algues. Sur les petits réservoirs, l’accoutumance à ces schémas peut se produire et vous voyez qu’immédiatement quand la truite suit la mouche et à la dernière minute tourne le dos, « Assez ce désordre fluorescent » vous les entendrez penser. Passez ensuite à des couleurs plus neutres telles que olive, brun ou même gris.

    Les couleurs naturelles

    Si c’est l’heure de passer à table pour les truites, vous feriez mieux de choisir des couleurs naturelles. Avec des mouches relativement grosses, préférez les streamers, les sparklers, les imitations d’alevins et d’autres imitations de poissons, vous rechercherez d’ici la fin de la journée la grosse truite, de préférence la grosse truite de mer. Les petits poissons-appâts ont généralement une couleur argentée et blanchâtre avec un dos de couleur olive, éventuellement un peu éclaircir avec une gorge teintée de rouge (comme une épinoche). Commencez toujours par des couleurs neutres, sans action, vous pouvez toujours ouvrir votre boite à mouches avec les couleurs éblouissantes. Choisir la bonne couleur n’est pas si évident et ressemble à une cacophonie de possibilités, mais il faut tout mettre en perspective et se fier à ses sentiments. Oui, la pêche à la mouche reste un jeu coloré, on ne peut pas y échapper, c’est ce qui la rend si excitante. Pour ceux qui montent ou ne montent pas, l’une des plus grandes gammes de matériaux de montage et de mouches prêtes à l’emploi peut être trouvée sur

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  • Les hameçons Ahrex

    Des eaux basses. De la chaleur !! Rien de bon pour la pêche de nos poissons nobles.

    J’ai décidé de faire un tour dans le rayon hameçons mouche du Coin Mouche à Braine-l’Alleud.

    C’est pas pour dire, il y a le choix, certes mais quels hameçons faudrait-il pour une grand ouverture, un bon piquant, solidité, sans ardillon, et surtout pas d’Asie, comme trop de mauvais choix avant.

    Guy me présente AHREX…

    Monter des mouches avec les hameçons Ahrex c’est avoir la certitude de posséder dans ses boîtes du matériel de qualité. De conception scandinave, ceux-ci sont fabriqués avec les meilleurs technologies et matériaux disponibles. D’une solidité redoutable, vous n’aurez jamais peur d’attaquer un gros poisson par crainte de voir l’hameçon s’ouvrir lors du combat. De plus, chaque hameçon est aiguisé chimiquement ce qui leur procure un piquant incomparable.

  • Richard Franck

    Bonjour Richard (G. D.), pourrais-tu nous d’écrire ton C.V. (ton parcours) en tant que pêcheur à la mouche?

    Richard Franck est né en 1953 à Arlon en Belgique.

    Licencié en éducation physique, il fut également professeur de sciences ( biologie, chimie, physique ) à Habay-la Neuve,son lieu de résidence et c’est en 2011 qu’il prit sa retraite d’enseignant.

    Il est également Président Fondateur et conseiller technique du Caddis Club de Martelange et le premier moniteur ADEPS de pêche à la mouche

    Sa passion pour la pêche débuta en 1960, mais ce n’est qu’en 1973, alors que du haut d’un pont sur la Semois, il contempla un pêcheur à la mouche tout en admirant sa dextérité et la beauté des arabesques dessinées par la soie qu’il décida d’apprendre l’art de la pêche à la mouche.

    Champion de Belgique trois fois, il fut membre à six reprises de l’équipe nationale belge pour les Championnats du monde(1984, 1986, 1987, 1988, 1989 et 1990), avec à la clé, à l’inter-équipe, un titre de Vice-champion du monde en 1986 et une troisième place en 1990 et deux places de cinquième.(1984 et 1989)

    Détenteur à quatre reprises de la Coupe de Belgique

    Vainqueur individuel du premier grand prix BFFC et à deux reprises de l Open du Grand Duché de Luxembourg, il obtient une 3e place lors de la coupe d Europe en 1993.

    Il met un terme à sa carrière internationale de compétiteur fin 1993 et ne participe plus qu’à des concours amicaux… où il figure souvent sur le podium., comme à Tala (Fr), Weisswampach et Echternach (GDL) et Herbeumont, Bouillon, Rabais (Bel)

    Enseignant convainu, il a voulu mettre son expérience au service des jeunes de 7 à 77 ans , dans un premier ouvrage paru, à compte d’auteur, en 1995  … un second paru aux Editions Weyrich en 2006 et deux derniers tomes, toujours aux Editions Weyrich en 2012, suite à l’épuisement de l’ édition précédente !

    Enfin, il accepta d’être capitaine de l’ équipe nationale belge de pêche à la mouche pour les championnats du monde en 2013 et 2014, la seconde expérience dégouté par le manque de franchise et de politesse de certains compétiteurs l’amènera à clôturer une vie de pêcheur, formateur et promoteur de ce noble art pour se consacrer à une nouvelle passion qui est la photographie animalière.

    (G. D.)Voici un parcours de passionné, tu t’es forgé un nom dans le monde de la pêche à la mouche au niveau international. Pourrais-tu nous en dire plus de ce sport ?

    Plus qu’un simple passe-temps ou un sport, la pêche à la mouche constitue un art, un véritable mode de vie dans lequel, la technique, les tactiques, l’état d’esprit qui s’en dégage, forcent le pêcheur qui s’y adonne vers plus d’observation, plus de désir de se perfectionner, plus de sagesse et plus d’envie de transmettre son savoir…

    Pour être considéré comme pêcheur à la mouche, il faut savoir-vivre et communiquer avec la nature, se montrer observateur, patient, attentif, capable d’agir en fonction des différents paramètres et ne jamais cesser d’apprendre car il y a toujours de nouvelles expériences à vivre.  C’est, à mon sens, ce qui fait de la pêche à la mouche une passion, une obsession, voire une véritable religion.

    Le pêcheur doit arriver au bord de l’eau sans idées préconçues. Il doit être capable de pratiquer n’importe quel type de pêche. C’est l’aspect pluraliste de la pêche à la mouche qui varie en fonction des conditions qui règnent sur l’eau, et qui peuvent changer d’une saison à l’autre… parfois même au cours d’une seule journée. Chaque type de pêche ( sèche, nymphe, noyée, streamer ) étant complémentaire, il convient de connaître parfaitement les facteurs qui règlent la vie des poissons, leurs habitudes, la manière dont ils se nourrissent.

    A ces facteurs propres à la vie des poissons, il paraît essentiel d’ajouter les innovations techniques qui nous permettent aujourd’hui de pêcher plus profond, plus long que nos prédécesseurs.

    Cependant, on assiste depuis bientôt un quart de siècle à une forme de pêche qui, du fait de son efficacité, est devenue la seule technique qui permette de monter sur le podium lors des championnats nationaux et internationaux, une forme de pêche à très courte distance, sous la canne, semblable à la pêche au toc et au ver de terre avec parfois un bouchon … qui ne répondrait plus à mon attente et qu’il m’était difficile d’y adhérer, c’était une des raisons et non des moindres pour lesquelles j’ai mis fin à ma carrière de compétiteur. J’en ai d’ailleurs fait une question de déontologie .

    (G. D.)La technique, les sorties, sont les bases d’un Maître de pêche. Quelles sont selon toi les autres qualités requises pour être un bon pêcheur à ma mouche ?

            Il faut d’abord comme l’écrivait déjà Lord Grey of Fallondon dans son « Fly Fishing » en 1947 que le pêcheur parte avec la perspective de piquer un poisson et que ce dernier produise en lui ce sentiment d’excitation qui fait naître en lui le désir de succès.  C’est à la base du charme de la pêche.

            Il doit ensuite avoir assez d’aptitudes corporelles et de vigueur pour pouvoir porter le poids d’une journée de pêche, marcher parfois, plutôt souvent dans l’eau, manier adroitement la canne et le poisson,bien qu’il ne soit pas nécessaire de disposer d’autant de dextérité de membres, de précision de la vue et de force qu’il n’est requis pour connaître le grand succès dans d’autres sports…

            Pour réussir à la pêche, il faut acquérir la rapidité et la souplesse du poignet, la maîtrise dans la manœuvre de la canne, le bon tempo, en un mot, une certaine adresse personnelle. L’art de lancer une mouche ne peut pas s’enseigner par une explication. Grand bien nous est fait en observant ceux qui le possèdent. Mais l’art de la pêche à la mouche ne s’acquiert que par la pratique, au prix d’un effort soutenu, calme, intelligent, qui fera que vous ne serez plus troublés par le vent ou par les obstacles de la rivière.

            Bien lancer la mouche est un pas essentiel mais à lui seul insuffisant. Le pêcheur doit apprendre à connaître le poisson et son écosystème, il doit relever les conséquences des différents états des eaux, observer avec attention où se trouve le poisson, de quel insecte il se nourrit en fonction de la journée et des saisons. Avoir ce que certains appellent le sens de l’eau.

            Nous voilà donc en possession des deux principales qualités : une certaine adresse et un esprit attentif et observateur. S’il fallait en ajouter une troisième, ce serait la maîtrise de soi. Combien de fois n’ai-je pas entendu dire : « je n’ai pas la patience pour aller à la pêche « . … Il serait plus exact de parler de maîtrise de soi car si un pêcheur a vraiment le feu sacré, il aura beaucoup à lutter contre lui-même à ses débuts. Il est vrai qu’il y a des jours où rien ne va. L’hameçon s’accroche sans cesse dans les branches ou les renoncules, le poisson s’obstine à prendre des mouches naturelles sans regard pour notre imitation. Tout cela peut pousser à la précipitation ; en un mot, à mal pêcher et aboutit parfois au désappointement, voire au dégoût.

    Enfin, je me suis souvent posé la question , ces dernières années, au vu de la politique de gestion de nos cours d’eaux , si ma passion pour la pêche aurait existé … en cause :

    il y a de moins en moins de poissons dans nos cours d eaux, suite à des pollutions accidentelles mais souvent évitables, même si un effort a été consenti au niveau des stations d’épuration des eaux usées,  la non réglementation et le manque d intervention de nos politiques vis à vis de l invasion d’oiseaux nuisibles tels les cormorans, grands prédateurs piscicoles , l’augmentation des autoroutes et de l urbanisation avec l’épandage de sel, sodium en hiver…. ions évacués dans nos rivières suite au  ruissellement, … bonjour l’ invasion des renoncules, l agriculture intensive avec l apport de nitrates  et surtout la culture du maÏs sur terre nue entrainant un afflux de sédiments par les pluies et orages sur le lit de nos rivières, mettant fin au développement et à la survie de nombreuses larves et nymphes aquatiques nageuses et rampantes,… finies les belles éclosions et la pêche en sèche. Après, on prône le no-kill auprès des pêcheurs mais de grâce, ayons une politique halieutique et touristique saine qui nous permettra de ne pas aller voir ailleurs où la pêche nous re procure du plaisir…

    A la question aurais- je été pêcheur, ma réponse est non ! cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien changer et grand merci aux fédérations de pêcheurs et sociétés qui luttent pour une amélioration de la politique halieutique .

    (G. D.)Quelles sont selon toi les erreurs les plus souvent commises par les débutants ?

    La précipitationou mettre la charrue avant les boeufs… Beaucoup de pêcheurs et plus encore les débutants négligent le stade de l’observation, de l analyse du secteur de pêche. Prendre et non perdre le temps d’étudier l’endroit de pêche pendant quelques minutes avant de rentrer en action de pêche. Ensuite, avant de rentrer dans l’eau, il vaut mieux attaquer les poissons du bord, quitte à prospecter en utilisant la technique de l arbalète .Enfin lorsque l’on rentre dans l’eau, toujours délicatement faut-il le rappeler, on pêche les poissons les plus proches et ensuite on s attaque aux plus lointains en n oubliant pas les plus gros qui se trouvent sous les branches des arbres surplombant la rivière et les trous d’ombre.

    Pour terminer, restez humble , savoir que l’on apprend toujours et ne pas cesser de se remettre en question… Si au début, on mesure sa dextérité au poids des poissons attrapés, le second stade est celui , non pas de la quantité mais bien de la qualité, rechercher les poissons plus difficiles et qui plus est avec une mouche de sa fabrication, mieux, sortie de son imagination !!! et partager son vécu de la journée entre amis, devant un Orval , un petit repas , ou tout autre moment de convivialité.

    (G. D.)Si tu avais 5 mouches à emporter avec toi lors d’une sortie, quels seraient ces mouches ? En rivière et en réservoir ?

    En rivière :

    une San Killer,un petit serge  corps en poils de chevreuil taillé façon Goddard sedge

    un petit cul de canard surmonté de quelques poils de cervidés, corps olive

    une nymphe de Pheasant tail classique, montage inventé par l anglais Frank Sawyer

    une nymphe casquée, Spot orange, bille teintée en orange ou collerette orange derrière une bille dorée et corps en sabre de faisan cerclé d’un fin fil de tinsel

    un gammare,corps dubbing rose orange.

    En réservoir :

    une oreille de lièvre classique, sur hameçon fort de fer, et quelques spires espacées de fin tinsel

    Une Strange Favorite de ma création, cul de canard noir avec 3 plumes de cdc foncé corps noir cerclé de fil de cuivre rouge

    un scarabée noir surmonté de qq fibres d antron rose pour  mieux la localiser sur l’eau en présence de vagues

    un Blobby Sunburst,alliance d’un booby  (2 yeux en polystyrène ) et d’un blob chenille de couleur  jaune Sunburst

    un black pulling buzzer noir, imitation entre un fin streamer noir et une nymphe de damsel, libellule agrion

    (G. D.)Quelles sont tes destinations préférées ? En Belgique et à l’étranger ?

    En Belgique:

    en rivière: la Semois à Azy, c’est là que tout à commencer, voilà bientôt 60 ans, ensuite , j apprécie également l Amblève et par le passé, l’Ourthe au Hérou , je ne connais pas la Vesdre !

    En réservoir: Rabais, la Strange et Freux, 3 réservoirs de ma verte province

    A l’étranger:

    en rivière: la Ribnic en Bosnie et par le passé, la Soca et la Sava en Slovénie, la San en Pologne et la Dije ou Thaya en Tchèquie

    en réservoir: Sommedieue , Chaise dieu,Gemages et Coyolles en France ainsi que Bewl Water et Rutland Water en Angleterre

    (G. D.)Quel image ont les moucheurs sur ces compétiteurs ?

    Etant ancien compétiteur, je m’intéresse encore un peu aux résultats des grandes compétitions (WFFC et EFFC ainsi que master et youth compétition) mais je pense que la grande majorité des pêcheurs y sont indifférents. Mes différents titres ne m ont rien apporté en notoriété sinon des jalousies … La publication de mes ouvrages, c’est différent et mon vécu de pêcheur compétiteur médaillé a  influencé positivement mon éditeur et peut être certains futurs lecteurs. La compétition m’a permis de me faire de nouveaux amis, de prospecter de nouvelles rivières et lacs et d’améliorer les techniques et stratégies de pêche mais si vous demandez à un pêcheur qui est champion de Belgique ? ou même  qui est champion du monde de pêche à la mouche en individuel ou en équipe, mis à part certains membres de club, monsieur tout le monde voire pêcheur de village, il s’en moque, même les médias sont peu influencés d’ou la difficulté de trouver des sponsors pour l équipe nationale et c est dommage que la pêche soit considérée comme loisir ou hobby et non comme sport de précision et qu’un minime partie des permis de pêche vendu ne vienne pas améliorer la promotion de notre art et passion.

    (G. D.)Un tout grand merci Richard Franck.

  • La Scott Flex 9’6 #5

    Pour mon dernier voyage en Laponie suédoise, près de Kiruna, je cherchais une canne plus puissante, plus adaptée aux grandes rivières lapones, telles que la Torne ou la Kalix. C’est donc avec une canne Scott Flex 9’6Ft #5 que j’embarque dans l’avion. Dès les premiers lancés, la puissance de cette canne se fait ressentir. Et dès les premiers poissons ferrés, j’étais certain d’avoir en main la canne parfaitement adaptée à la situation.

    Malgré les températures anormalement élevées, les poissons sont surpuissants par rapport à ceux rencontrés dans nos rivières et sont capables de tenir le fond ou de vous entraîner dans les courants les plus impressionnants. Le talon de combat, dans ces situations, n’est vraiment pas fait pour garnir! Les chandelles des gros ombres feraient pâlir les truites arc-en-ciel de nos réservoirs et je ne parle même pas de la défense des truites. Pourtant, ne vous y trompez pas, il ne suffit pas de mettre n’importe quelle mouche et de pêcher n’importe où afin de pouvoir combattre ces poissons ultra-musclés. Une pêche en 12 ou 13 centièmes fait la différence et malgré sa puissance, la Scott Flex permet de pêcher avec ces diamètres, malgré les courants. Elle est donc la canne idéale pour ce genre de pêche!

    Avantages :

    –          Puissance

    –          Légèreté

    –          Permet de combattre des gros poissons dans des diamètres moyennement fins

    –          Ses 4 brins la rendent facilement transportables, même en avion

    Benjamin Windal

  • Guido Vinck – épisode III

    Presque 50 ans de « Pikers Point » – Le streamer pour les pionniers du chevalier des eaux douces.

    Pour la plupart des adeptes de notre passion commune, c’est probablement du chinois à la vue des années écoulées? Beaucoup d’articles de pêche à la mouche sur le sujet « Streamer pour le brochet » ont été édités, mais une de nos légendes de pêche à la mouche, Guido Vinck, a apporté quelque chose. En 1972, le streamer à brochet avec toutes ses couleurs a vu le jour ; Guido a conçu le Pikers Point ! Aujourd’hui encore, cette mouche à brochet très répandue dans le monde de la pêche à la mouche, est une redoutable arme qui a fait fureur au milieu des années’70 !

    Les polders hollandais en automne et en hiver ont de la beauté et du charme, d’autant plus beaux quand la neige en fait une carte de Noël. Mais ce n’est pas la raison pour laquelle de plus en plus de pêcheurs à la mouche déclarent que les lois de l’hiver, les excursions et les fossés sont leurs terrains de chasse. La tranquillité du vaste paysage est trompeuse. Un sombre danger guette sa proie, mord… et pendu !

    La pêche à la mouche du brochet. Tout a commencé pour Guido à la fin des années 60 un jour où lui et son ami Frans sont allés pêcher à la mouche dans un fossé. Le début d’un scénario impossible. Pour le reste, laissons Guido Vinck nous expliquer l’histoire vraie. – Édite par Guy Debeuf.

    Un défi unique

    A la fin des’golden sixties’, les soussignés allaient souvent pêcher à la mouche dans les fossés ou les petits canaux, surtout dans les polders autour de Wilnis (NL). En l’absence de rivières à salmonidés en Flandre, c’était l’occasion de pêcher de beaux poissons à la mouche. Lors des nombreux concours de casting aux Pays-Bas, j’avais rencontré des  » concurrents  » néerlandais qui m’avaient initié à la pratique de la pêche en sèche du gardon. En été, les fossés des polders sont presque fermés par les plantes aquatiques, donc la pêche se faisait presque exclusivement avec des mouches sèches. C’était une époque  » dorée « , car les prises étaient souvent de plus de 30 cm à l’époque. Un jour quelque chose s’est produit qui changera le monde de la pêche à la mouche pour moi.

    Mon ami Frans et moi avions déjà remarqué qu’en plus du gardon, la grande perche et le brochet rendaient les polders dangereux parce que, entre autres choses, le gardon était en tête du menu de ces brigands.

    Vers la fin de cette journée remplie des bruits d’été, le soleil déjà sorti dans le ciel, quelques alvins tourbillonnant dans un large balayage transversal attirent notre attention, c’est clairement le brochet qui chasse.

    Au crépuscule, nous nous concentrons principalement sur les gros Esox lucius qui montent et qui mordent. Alors que l’on pêche au beau milieu d’une courbe, un brochet surgit de nulle part vient mordre sur l’appât avec seulement un lamentable morceau de nylon… !

    Envoler, loin la torpille, loin le brochet ! C’était si spectaculaire que cela nous a tout de suite incités à penser à essayer d’attraper du brochet à la mouche. Pendant que l’obscurité oppressante s’empare de nous, des éclairs nous passent par la tête, comment pouvons-nous attraper ce bec de canard avec la canne à mouche ?

    Trois jours plus tard, avec nos leurres (streamers) presque improvisés, nous passons devant une zone humide prometteuse, mais malheureusement, nous n’attrapons que des perches. Aucun brochet, Lys d’eau, nénuphars et autres obstacles entravent la dérive dirigée sur le brochet, il y a trop de végétation.

    Au début, c’était vraiment pionnier parce qu’il n’y avait pratiquement pas d’imitations de petits poissons dans les magasins pour la pêche à la mouche. Nous avons essayé avec nos mouches  de réservoirs à l’époque, telles que le Silver Invicta, Sweeney Todd, Whiskey Fly, Grey Ghost, Matuka Black et même des mouches à saumon entièrement customisées. Des streamers d’une longueur de 3 à 4 cm au maximum, ce qui peut parfois inciter un brochet ou une perche à tenter une attaque, mais on ne peut pas dire que ces expériences ont réussi.

    Les premières tentatives se sont avérées infructueuses car il n’était guère possible de pêcher avec de petits streamers (imitations de petits poissons) dans les fossés denses des polders. Il était clair que nous devions attendre l’automne jusqu’à ce que la végétation dans les fossés des polders commence à mourir et que nous puissions pêcher en eau libre. Il n’existait pas encore de mouches spécifiques pour le brochet à l’époque, il fallait donc bricoler de  » vraies  » streamers à brochet.  

    Grands Streamers.

    On a dû travailler avec de grosses mouches, mais lesquelles ? De notre imagination, de grandes banderoles colorées sont sorties de l’étau de montage. Les Néerlandais parlaient d’un « demi-poulet » et non de l’endroit où il fonctionnerait.

    Fin octobre, à six heures et demie du matin, nous pénétrons dans l’épais brouillard sinistre, la lueur orange des feux de signalisation brille dans le vent, sur un asphalte humide. En remontant la route de la digue, nous voyons que le polder, qui était si beau l’été, s’est transformé en un endroit calme et sombre, au-dessus duquel les nuages de pluie chassent. Le vent fait onduler les bois. Une lumière est allumée chez l’éleveur Ab. Le chien irrité fait entendre un aboiement rauque en guise de bienvenue. Le café mijote sur le comptoir flamboyant. Après une discussion colorée et pleine de sagesse sur les polders, nous nous sommes dirigés vers le fossé principal.

    Dans nos boites un paquet coloré et léger de gros streamers que l’on remue, le frottement du caoutchouc de nos bottes nous fait croire à quelques grands voyages encore plus loin. Le streamer de Frans est le premier à sauter le long d’une langue d’eau mourante. Il aime la combinaison de couleur rouge et blanche avec de longs saddles de selle et du marabout duveteux entremêlé de fils pailletés souples.

    En fait un prototype de mouche à brochet de 15 cm de long ! Pour la énième fois, les plumes de pointe s’envolent le long d’une berge entre des roseaux en décomposition et des nénuphars rouge carmin, quand soudain la ligne se tend comme une ficelle dans l’air chaud du matin. Le premier succès de la journée et l’éclaboussement de quelques bouillonnants mouvements.

    Un brochet d’environ 50 cm se glisse dans l’épuisette, avec ses branchies grandes ouvertes et son regard effrayant. Un sentiment de bonheur et un grand pas en avant. Le rituel se poursuit et, quelques minutes plus tard, une mouche à brochet de couleur danse le long d’une rangée désordonnée de saules pleureurs chauves à environ 70 à 80 cm sous le niveau de l’eau vitreuse.

    Une autre tentative, un long shoot, l’animation du streamer au-delà des obstacles difficiles et alternativement lente et rapide par saccades. La forme colorée par les fibres est facile à suivre. Un soleil de cuivre montre ses premiers rayons, quand à trois mètres du bord, une énorme vague d’étrave surgit de nulle part et la mouche à brochet s’assombrit. Tel un morceau de bois marbré et venimeux, le brochet se bat avec un énorme tourbillon autour de la mouche artificielle. Le poisson mène une lutte acharnée pour retrouver sa liberté. Le chevalier voleur n’a pas peur de sauter hors de l’eau qui nous éclabousse. La couleur camouflage jaune-gris s’allume comme un harnais d’eau argenté. Les minutes semblent des heures, on mesure 80 cm de brochet. Meeky, agitant la queue, il s’enfonce un peu plus tard dans l’obscurité. Une journée est terminée et avant que nous nous en rendions compte, le soleil plonge dans un élan accéléré derrière l’horizon mince. La soirée descend sur le polder vierge. Dis au revoir à Ab. Un poêle à gros ventre craque dans le salon douillet. Il y a des histoires à venir, les langues sont du satin de pêche, mais nous devons nous dire au revoir. Le chien héritier toujours présent remue la queue et supplie pour notre dernier morceau de chocolat belge, paradisiaque pour l’animal. C’est aussi paradisiaque pour nous parce que cela nous offre des perspectives !

    Rebond

    On fait un saut en arrière.

    Au début des années 70, j’ai commencé, petit à petit, à démêler le code de la pêche au brochet à la mouche. Les leurres devaient être grands et colorés, avoir beaucoup d’action et surtout être fait de matériaux solides pour résister aux dents du brochet. A cette époque, il n’y avait pas beaucoup de matériaux de montage à vendre par rapport à aujourd’hui. J’ai trouvé de grands hameçons à longues tiges parmi les pêcheurs traditionnels, comme le matériel naturel de montage par les longues fibres de saddles et des plumes de marabout colorées qui sortaient tout droit du chapeau de grand-mère au début ! Souvent, le streamer était presque complètement mordu à chaque bouchée. Les plumes douces et le marabout n’ont pas résisté aux dents du brochet ! Nous rations aussi beaucoup de brochets, mais j’étais convaincu qu’un streamer à brochet devait se démarquer et avoir le volume nécessaire. Beaucoup de plumes sur l’hameçon allaient dans la bonne direction, mais c’était un problème pour pouvoir lancer ce « demi-poulet ». Il n’y avait pas de cannes en carbone à l’époque, et encore moins de lignes mouche spéciales pour pêcher le brochet.

    Pas tous les jours

    Pour beaucoup de pêcheurs à la mouche, il s’agit probablement d’une histoire à l’ancienne, mais il fallait s’en souvenir car elle exprime presque 50 ans d’expérience dans le monde des pionniers. Au début il n’y avait pratiquement pas de matériaux adaptés pour la pêche à la mouche du brochet, mais maintenant des milliers de pêcheurs à la mouche ont goûté à l’excitation de cette pêche et surtout entre octobre et février c’est une belle façon de pêcher.

    Puisque les mouches artificielles sont lancées et pêchées avec des soies lourdes, une canne à mouche robuste de 9 à 10 pieds avec une action de pointe est un must absolu. Le tout nouveau modèle Réservoir Légende # 7-8 (#fishbonecustomrods) est ma canne à mouche préférée pour ce job.

    Selon l’influence du vent, la pêche se fait avec une soie de 7, 8 ou occasionnellement 9 WF. Si l’eau n’est pas plus profonde que 1,5 mètre, une soie flottante est le meilleur choix. Le brochet se trouve généralement contre le fond ou dans une embuscade entre les obstacles et la chasse à la surface, de sorte que le streamer ne devrait pas aller trop profondément. En eau plus profonde, vous pouvez utiliser une ligne intermédiaire ou lente. Si vous pêchez sur des lacs profonds ou en eau vive, une ligne qui coule rapidement est acceptable. Le site www.debefly.com a une large gamme de lignes pour pêcheurs scientifiques qui sont idéales pour la pêche du brochet. Le leader doit être raide et court, facile à attacher. Il se compose de trois parties en nylon (90 cm/0,60 mm – 50 cm/0,50 mm – 30 cm/0,40 mm) et d’une partie courte (30 cm) en fil d’acier flexible ou en titane (fils qui sont normalement utilisés lors de la pêche avec un appât mort). Le nylon et le fil d’acier sont reliés par un petit émerillon. A l’extrémité du fil (assurez-vous que le fil d’acier peut être tordu, mais avec l’acier, le titane ou d’autres corde à piano les plus récents, il n’y a pas de problème) vient le plus gros hameçon (une sorte de mini épingle) de chez AHREX, un petit émerillon est aussi possible. Facile à changer rapidement le streamer peut nager librement. Le streamer à brochet ressemble beaucoup, lorsqu’il s’agit de sélectionner les types de leurres, à la façon dont vous utilisez les leurres pour trouver les chevaliers voleurs. Pour streamer toute la journée, il faut avoir une bonne maîtrise du lancer mouche. L’avantage de la pêche à la mouche pour le brochet est que vous pouvez lentement nourrir le choix d’actions et d’animations le long des endroits les plus difficiles. Si le bec en canard est paresseux ou s’il a déjà vu beaucoup de leurres sous son museau (effet de dressage), alors il peut du bout du bec prendre votre mouche. Les Pays-Bas sont, au sein de l’Europe, l’un des premiers pays à pratiquer la pêche du brochet à la mouche, avec ces paysages de polders, vous n’en aurez jamais assez. Comment Pikers Point a-t-il vu la lumière du jour ?

    Style Matukast

    Dans ma recherche d’un matériau de montage résistant au brochet, je suis tombé sur des queues de cerfs d’amérique aux couleurs vives. Le Bucktail est ferme, donne beaucoup d’action, est légèrement creux, coloré et peut être noué en style ligature. Matuku (dans le jargon de la pêche à la mouche, c’est devenu Matuka) est le nom exact d’une espèce d’oiseau menacée de Nouvelle-Zélande dont les plumes, autrefois, étaient déjà utilisées par les Maoris pour pêcher avec !

    Les plumes étaient attachées sur le dessus d’un hameçon découpé dans l’os, de sorte qu’elles se tenaient debout et imitaient déjà de petits poissons. Le streamer noir Matuka a été la source d’inspiration et après plusieurs mois d’expérimentation, le Pikers Point est sorti de l’étau de montage, c’était en 1972. Un grand streamer solide, facile à lancer en raison du style matukast de la mouche, pouvait être pêchée haut en surface de l’eau et attraper beaucoup de brochets. Cette mouche à brochet n’avait pas de nom à l’époque car qui aurait cru que cette mouche était le berceau d’une nouvelle ère pour la pêche à la mouche dans nos basses terres et bien au-delà ?

    Pikers point

    Cette banderole a reçu son nom lors d’un concours annuel amical de pêche (fin 1972) entre le Casting le Club Gravenhage et le Casting Club of Flanders. Une compétition qui se déroulait invariablement dans les polders autour de Wilnis et dans laquelle un Belge et un Hollandais pêchaient ensemble toute la journée et vérifiaient leurs prises respectives.

    Chaque brochet capturé devait être mesuré et relâché avec soin. Avec mon « partenaire » néerlandais, j’avais été tiré au sort pour ce jour de novembre particulier. Son visage était souvent vu à des compétitions de pêche à la mouche représentant les Pays-Bas à plusieurs reprises aux championnats du monde. Dans ce partenariat du ce jour, le néerlandais a dû écrire 16 lignes droites sur ma feuille de compétition dont un de 114 cm ! Pour les concepts de polders qui sont grands, disons très grands! La victoire était un fait et l’équipe belge a d’ailleurs été la première. Tout le monde voulait savoir où le Esox lucius a été attrapé ?

    Guido n’a eu aucun problème à indiquer la fameuse ferme 51 à Wilnis où l’on peut entrer dans le polder et se rendre au croisement de six fossés de polder. Lors de la cérémonie de remise des prix, Guido a surnommé sa mouche du nom de Pikers Point, une inspiration spontanée un peu comme on nomme une place de la ville, immédiatement la mouche a été baptisée. Pendant ce temps, la mouche à brochet a fait le tour du monde et est imitée et vendue par plusieurs grands fabricants de mouches artificielles. Le Pikers Point est généralement attaché sur un seul hameçon, mais si vous avez beaucoup de décrochages, vous pouvez utiliser un tandem. Le tandem de Guido proviens des mouches pour la truite de mer parce que si vous avez des touches à la queue, un tel tandem est très efficace. Il y a des jours où le brochet s’en va et prend la mouche dans le bec, mais il y a des jours où ils n’attaquent le streamer que par agressivité et ne mordent que dans la queue.

    Pikers Point Plus

    La Pikers Point d’origine est à l’origine limitée à 95 % par une longue queue de Bucktail, ce qui posa un problème depuis des années. Faire des streamers 15 à 20 cm de long est difficile à cette époque. Il y a bien sûr beaucoup d’autres matériaux de montage qui peuvent être utilisés pour les streamers à brochet et chacun a son propre choix et les matériaux sont certainement équivalents.

    Après des années de recherche, j’ai trouvé du Pike & Sea Fibers chez www.debefly.com début 2017, un produit excellent pour les « demi poulet ». Les Pike & Sea Fibers sont comme des poils de chèvre de montagne asiatique qui se marient parfaitement avec le bucktail en termes de souplesse et de structure. Après des mois de tests, le Pikers Point original a un nouveau design. Plus de Bucktail, mais un mélange de fibres naturelles et synthétique de www.debefly.com, de grands yeux en plastique et un cliquet à l’arrière. Avec le Pikers Point plus, les 50 prochaines années s’écouleront à la recherche de brochets. Une mouche futuriste, mais d’une efficacité sans égal.